Nouvelles du Parc de Yellowstone (Etats Unis) // News of Yellowstone National Park

drapeau francaisQuatre ans après ma dernière visite, j’ai retrouvé avec grand plaisir le Parc de Yellowstone. Ce plaisir a toutefois été quelque peu entamé par la foule de touristes (asiatiques en particulier) qui s’étaient donné rendez-vous dans le Parc à la fin du mois de juin 2015. Il est vrai que certains articles de presse sans aucun fondement avaient laissé entendre que le volcan pourrait bientôt se réveiller. On avait pu lire que la chaleur du sous-sol faisait fondre le goudron des routes et que les bisons couraient parce que leur instinct leur avait indiqué qu’un événement grave allait se produire. Comme me l’avait confirmé Jake Lowenstern, scientifique responsable de l’Observatoire Volcanologique de Yellowstone, ces informations frisaient le ridicule. Ce n’était pas la première fois que le goudron fondait à Yellowstone. En effet, les fluides hydrothermaux ne sont pas stables et leur déplacement peut parfois les conduire à la verticale des voies de communication. Quant à la course des bisons, c’est un spectacle fréquent dans le Parc. A ce sujet, j’ai été une fois encore frappé par l’inconscience de certains touristes qui n’ont pas compris que les bisons ou les wapitis étaient des animaux sauvages et qu’une approche trop serrée pouvait tourner à la catastrophe, surtout à cette époque de l’année où les mères sont accompagnées des veaux nés au printemps.
L’afflux massif de touristes à Yellowstone va poser des problèmes dans les mois et années à venir car les infrastructures du Parc – les aires de stationnement en particulier – ne sont pas prévues pour accueillir autant de monde. Comme me le faisait remarquer un ranger, si la situation devait se confirmer, il faudrait metre en place des restrictions d’accès.
S’agissant des sources, la chaleur et la sécheresse qui sévissaient à Yellowstone lors de mon séjour avaient quelque peu perturbé leur fonctionnement. Ainsi, les mares de boue de West Thumb étaient quasiment inexistantes et certaines sources comme Opal Pool dans le Midway Geyser Basin étaient carrément taries. Le White Dome Geyser a consuidérablement espacé ses éruptions. Les Mammoth Hot Springs ont perdu une grande partie de leur beauté des années 2000, époque où elles offraient une merveilleuse variété de couleurs. Aujourd’hui, par manque d’eau ou parce que l’alimentation des sources s’est modifiée, c’est le blanc qui domine, avec toutefois quelques variantes de marron là où l’eau réussit encore à s’écouler. Ma préférée, Canary Spring n’est plus qu’un lointain souvenir…
Il ne fait guère de doute que les Etats Unis sont victimes du réchauffement climatique. Il a très peu neigé à Yellowstone l’hiver dernier, tout comme en Alaska où les températures hivernales ont atteint des records. Le gouvernement et les médias américains ont, semble-t-il, conditionné la population dans l’idée que le réchauffement climatique répond à un cycle naturel et n’est pas provoqué par les activités humaines. Plusieurs conversations que j’ai pu avoir avec des rangers et des citoyens américains ont conforté cette impression. C’est pourtant à Hawaii, sur le Mauna Loa, que les scientifiques américains observent depuis plusieurs années une hausse nquiétante des concentrations de CO2 dans l’atmosphère!
La température des sources montrent une grande stabilité, voir un déclin, par rapports à mes relevés précédents. Les derniers communiqués de l’Observatoire ne révèlent aucune évolution notable, que ce soit au niveau de la déformation de la caldeira ou de la sismicité qui reste à un niveau normal. La visite du Parc de Yellowsone peut donc se faire sans la moindre appréhension!
TVB.

————————————————

drapeau anglaisFour years after my last visit, it was a great pleasure to see Yellowstone Park again. This pleasure, however, was somewhat mitigated by the crowds of tourists (especially Asian) who came to the Park by the end of June 2015. It is true that some articles suggested that the volcano could soon wake up. We could read that the underground heat had melted the tar on a road and that buffaloes were running because their instinct had told them that a serious event would occur. As was confirmed to me by Jake Lowenstern, scientific in charge of the Yellowstone Volcano Observatory, this information was ridiculous. It was not the first time that tar had melted at Yellowstone. Indeed, hydrothermal fluids are not stable and their movement can sometimes lead them beneath the roads of the park. As for bison running, it is a frequent sight in the Park. In this regard, I was once again struck by the unconsciousness of some tourists who do not understand that buffaloes or bull elk are wild animals and too close an approach could be catastrophic, especially at this time of the year when cows are accompanied by their calves born in the spring.
The massive influx of tourists to Yellowstone will pose problems in the months and years to come as the infrastructures of the park – parking areas in particular – are not designed to accommodate so many people. As a ranger pointed out to me, if the situation goes on, access restrictions will need to be set up.
Regarding the hydrothermal basins and the springs, the heat and drought that prevailed in Yellowstone during my stay had somewhat disrupted their good working. Thus, the mud pools of West Thumb were almost non-existent and some sources such as Opal Pool in the Midway Geyser Basin were downright dried up. There is little doubt that the United States is a victim of global warming. There was very little snow in Yellowstone last winter, as in Alaska where winter temperatures reached records. It seems the US government and the media are conditioning the population to the idea that global warming is caused by a natural cycle and not by human activities. Several conversations I had with rangers and American citizens have reinforced this impression.
The temperature of the sources show a high stability, even a decline, compared to my previous measurements. The Observatory’s latest reports show no significant change, either in the deformation of the caldera or seismicity which remains at a normal level. Thus, te visit of Yellowsone Park can be done without the slightest apprehension!

Bald eagle

En ce 4 juillet, National Day aux Etats Unis, voici une image du Bald Eagle,  pygargue à tête blanche, que j’ai pu observer il y a quelques jours dans le Parc de Yellowstone.

Laisser un commentaire

Classé dans volcans, Yellowstone

La cendre volcanique perturbe à nouveau le trafic aérien // Volcanic ash again disturbs air traffic

drapeau francaisVoici un nouvel exemple qui confirme que les compagnies aériennes ne sont pas encore en mesure d’affronter les nuages de cendre volcanique. Dans la journée de jeudi,  la compagnie Jetstar a été contrainte d’annuler des vols à l’arrivée et au départ de Bali après une éruption du Raung dans l’est de Java. Le nuage de cendre se dirigeait vers l’aéroport international de Denpasar, rendant son approche trop dangereuse. Neuf vols ont été annulés jusqu’à présent. Deux vols Jetstar à destination de Denpasar, en provenance de Sydney et Melbourne, ont été contraints de faire demi-tour à mi-chemin suite à l’éruption du volcan javanais.
La compagnie Virgin Australia qui dessert elle aussi Bali n’a pas prévu d’annuler tous ses vols. Un porte-parole de la compagnie a déclaré que la sécurité reste la principale priorité et la compagnie surveille de près la situation pour s’assurer que les vols ne sont pas affectés par la cendre. Plusieurs vols Virgin Australia ont atterri à Denpasar jeudi soir sans incident.
À la fin du mois de juin, au cours d’un vol entre Londres et Seattle avec British Airways, j’ai demandai à l’un des pilotes si l’avion était équipé du système AVOID. La réponse a été négative et le pilote savait parfaitement de quoi il s’agissait. Il m’a dit qu’il ne faisait personnellement pas confiance au système et qu’il obéirait aux seuls ordres des responsables de British Airways s’il devait être confronté à une telle situation.

——————————————–

drapeau anglaisHere is another example confirming that air companies are not yet able to deal with volcanic ash clouds. Yesterday Thursday Jetstar has been forced to cancel flights in and out of Bali after an eruption of Mount Raung in eastern Java. The ash cloud was drifting towards Denpasar International Airport, making it too dangerous to fly. Nine flights have been grounded so far. Two Jetstar flights on their way to Denpasar from Sydney and Melbourne were forced to turn around midway through their journey on Thursday after the volcano erupted.
Virgin Australia also flies in and out of Bali, but does not have plans to cancel any flights. A company spokesman said that safety is always their highest priority and the airline is closely monitoring the situation to ensure flights are unaffected by any ash. A number of Virgin Australia flights landed in Denpasar on Thursday night without incident.
By the end of June, while travelling from London to Seattle with British Airways, I asked one of the pilots if the plane was equipped with the AVOID system. The answer was negative and the pilot perfectly knew what it was all about. He told me that he would not personally trust the system and obey the orders of the company officials if he should be confronted with the situation.

Laisser un commentaire

Classé dans Indonésie, volcans

Hilo (Hawaii) et le séisme de 1960 au Chili // Hilo (Hawaii) and the 1960 earthquake in Chile

drapeau francaisLe 22 mai 1960, un puissant séisme de M 9,5 a secoué le Chili et généré un énorme tsunami qui a atteint Hawaï quelque 15 heures plus tard, avec des effets dévastateurs pour Hilo où 61 personnes ont perdu la vie.
Un photographe anonyme a pris des photos en noir et blanc de cette scène de destruction. Il ya des raisons de croire que c’était un militaire car la série de clichés contient des images d’avions de l’US Air Force qui sont allés au Chili dans le cadre d’une aide internationale. Plus de 50 ans plus tard, un bénévole de la bibliothèque de Providence (Rhode Island) a retrouvé les photos et les a apportées au Tsunami Museum de Hilo. Ces photos représentent désormais une pièce du puzzle qui retrace l’histoire de la ville de Hilo.
Après le tsunami, le centre de Hilo a été transformé en un espace vert dont les Liliuokalani Gardens constituent la pièce maîtresse.
Si un puissant séisme semblable à celui survenu au Chili devait se reproduire, le nombre de morts à Hawaï ne serait probablement pas aussi élevé. Des balises ont été mises en place sur l’Océan Pacifique; elles permettraient d’observer la vitesse de déplacement du raz de marée. Aujourd’hui, le Centre d’Alerte aux Tsunamis dans le Pacifique (PTWC) basé à Hawaï donne des informations et évalue le risque de tsunami pour l’archipel.
Vous pouvez avoir accès au PTWC en cliquant sur ce lien: http://ptwc.weather.gov/
Des images de la ville de Hilo après le tsunami peuvent être vues à cette adresse:
http://westhawaiitoday.com/news/local-news/photos-1960-chile-earthquake-donated-pacific-tsunami-museum

———————————————-

drapeau anglaisOn May 22nd 1960, a powerful M 9.5 earthquake shook Chile and generated a huge tsunami that reached Hawaii some 15 hours later and wreaked havoc in Hilo where 61 people died.
An unknown photographer came to the scene of destruction and documented the wreckage in stark black-and-white images. There are reasons to believe he was a military as the collection contains photographs of United States Air Force planes, which came to Chile as part of an international aid coalition.
More than 50 years later, a library volunteer in Providence, Rhode Island, came across the photographs and brought them to the Tsunami Museum in Hilo. Now the photos represent a puzzle piece that fits into the story of Hilo itself.
After the tsunami, Hilo downtown area was rebuilt as a green space, with Liliuokalani Gardens as its centerpiece.
Should a similar powerful earthquake occurred again in Chile, the death toll in Hawaii would probably not be so high. Beacons have been set up over the Pacific ocean, which would help to see haw fast the tidal wave is moving. Today, the Pacific Tsunami Warning Center (PTWC) in Hawaii is giving information and assessing the risk of a tsunami for the archipelago.
You can have access to the PTWC by clicking on this link: http://ptwc.weather.gov/
Photos of Hilo after the 1960 tsunami can be seen at this address:
http://westhawaiitoday.com/news/local-news/photos-1960-chile-earthquake-donated-pacific-tsunami-museum

2 commentaires

Classé dans Hawaii, Photo

Du Mauna Loa à la planète Mars (suite) // From Mauna Loa to Mars (continued)

drapeau francaisLe Mauna Loa est un volcan actif étroitement surveillé par les instruments du HVO. Ces derniers mois, il est aussi devenu un laboratoire pour la NASA dans la perspective de missions vers Mars dans les prochaines décennies.
Les six scientifiques qui vivaient depuis huit mois (voir ma note du 1er avril 2014) sous un dôme sur les pentes du Mauna Loa pour simuler la vie sur Mars sont sortis de leur isolement la semaine dernière. Ils ont été autorisés à quitter la structure qui avait été installée à 2500 mètres d’altitude sur les pentes du volcan et ont pu à nouveau apprécier l’air frais sur leur peau. C’était la première fois qu’ils quittaient le dôme sans avoir au préalable enfilé une combinaison spatiale.
Ces scientifiques faisaient partie d’une expérience financée par la NASA et dont le but était de d’observer comment des hommes pouvaient travailler en équipe en situation d’isolement total. Ils ont été contrôlés par les caméras de surveillance, des capteurs épiant leurs moindres mouvements et d’autres contrôleurs électroniques. L’emplacement de la coupole sur le volcan (voir photo ci-dessous), le silence de cet environnement et son isolement simulé ont créé des conditions semblables à celles de l’espace. En regardant par les hublots, les scientifiques ne voyaient qu’un univers de champs de lave et de montagnes.
L’observation des émotions et des faits et gestes des membres de l’équipe scientifique dans une situation d’isolement total pourrait donner des indications précieuses aux équipes au sol lors des missions futures et permettre de déterminer si un membre de l’équipe est en train de déprimer ou connaît des problèmes de communication. Un séjour de huit mois dans un espace confiné présente des défis, mais les membres de l’équipe pouvaient se changer les idées en faisant des expériences scientifiques et en se livrant à des séances de yoga. Ils pouvaient également utiliser un tapis roulant fonctionnant à l’énergie solaire et un home-trainer pendant les après-midi où brillait le soleil.
Lorsque les premiers membres de l’équipe ont émergé de la coupole, ils se sont jetés sur les aliments qui leur avaient le plus manqué, comme la pastèque, les œufs, les pêches et les croissants, nourriture très différentes des aliments lyophilisé qu’ils avaient consommé pendant les huit mois de leur séjour en isolement !

Source: Presse hawaiienne.

 ————————————————–

drapeau anglaisMauna Loa is an active volcano closely monitored by the instruments of the Hawaiian Volcano Observatory. These last months, it has become a test field for NASA with the perspective of missions to Mars in the coming decades.

Six scientists who were living under a dome on the slopes of Mauna Loa for eight months (see my note of April 1st 2014) to simulate life on Mars emerged last week from isolation. They stepped outside a dome that had been set up 2500 metres up the slopes of the volcano and could again feel fresh air on their skin. It was the first time they left the structure without donning a spacesuit.

These scientists are part of a human experiment funded by NASA whose purpose was to track how they worked together as a team in complete isolation. They were monitored by surveillance cameras, body-movement trackers and electronic surveys. The dome’s volcanic location (see photo below), silence and its simulated airlock seal provided an atmosphere similar to space. Looking out the dome’s porthole windows, all the scientists could see were lava fields and mountains.

Observing the crew members’ emotions and performance in the isolated environment could help ground crews during future missions to determine if a crew member is becoming depressed or if the team is having communication problems. Spending eight months in a confined space with six people had its challenges, but crew members relieved stress by doing team workouts and yoga. They were also able to use a solar-powered treadmill and stationary bike, but only in the afternoons on sunny days.

The first thing crew members did when they emerged from the dome was to eat foods they had missed, like watermelon, eggs, peaches and croissants, very different from the freeze-dried food they had been consuming during their stay in isolation!

Source: Hawaiian newspapers.

Coupole

Vue de la coupole sur le flanc du Mauna Loa, avec le Mauna Kea à l’arrière-plan.

(Crédit photo: Neil Scheibelhut / University of Hawaii at Manoa)

Laisser un commentaire

Classé dans Hawaii, Science, volcans

Eruption du Mont Hakone (Japon)? // Likely eruption of Mt Hakone (Japan)

drapeau francaisLes autorités japonaises viennent d’élever le niveau d’alerte du Mont Hakone, car il semblerait qu’une activité éruptive se soit produite sur le volcan. La Japan Meteorological Agency (JMA) a eu confirmation de l’émission de cendre volcanique dans le secteur du Mont Hakone qui est connu pour ses sources chaudes. La région a déjà connu des émissions de vapeur anormales ces derniers mois. La JMA a écrit sur son site Internet: « Il semble y avoir eu une éruption volcanique mineure ».
Le niveau d’alerte est passé de 2 à 3, sur une échelle de 5.
Source: The Japan Times.

—————————————————

drapeau anglaisJapanese authorities have raised the volcano alert at Mount Hakone, restricting access to the area after an apparent small eruption occurred at the mountain. The Japan Meteorological Agency (JMA) said it had confirmed volcanic ash was emitted from the area, which is known for hot springs and which had been emitting unusual amounts of steam in recent months. JMA wrote on its website: « There appears to have been a very small-scale volcanic eruption. »
The alert level was raised to 3 from 2 on a scale of 5.
Source: The Japan Times

Laisser un commentaire

Classé dans volcans

Eruption du Raung (Java Est / Indonésie)

drapeau francaisLes autorités indonésiennes ont élevé le niveau d’alerte du Raung (Java Est) suite à une éruption qui a entraîné des retombées de cendre sur les villages environnants.
L’éruption s’est produite dimanche soir et a été entendue à 20 km de distance tandis que les retombées de cendre étaient observées dans les villages situés à une dizaine de kilomètres du sommet. Les pilotes d’avions ont également signalé la présence de cendre à une hauteur de 3500 mètres.
Les autorités ont mis en place un périmètre de sécurité de 2km de rayon autour du volcan dont le niveau d’alerte est maintenant à 2 ou « Siaga ».

————————————————

drapeau anglaisIndonesian authorities on June 29th raised the alert level of Mount Raung in East Java after an eruption that caused ashfall on surrounding villages.
The eruption that occurred on Sunday evening was heard 20 kilometres away, and ashfall was observed in villages about 10 kilometres away from the summit. Aircraft pilots also reported seeing large amounts of ash at a height of 3,500 metres.
Authorities cordoned off a two-kilometre radius around the volcano, and raised the alert level to “Siaga”, the second highest level.

Laisser un commentaire

Classé dans Non classé

Les cratères de l’Etna vus par un drone // Mt Etna’s craters seen by a drone

drapeau francaisEn tant qu’aéromodéliste, j’ai toujours dit que les drones seraient des engins parfaits en volcanologie. On a vu récemment comment ils pouvaient permettre de desiner une carte du cratère du Bembow au Vanuatu, en se déplaçant à travers les gaz, dans des lieux inaccessibles à l’homme. Je pense que dans les prochaines années on pourra les utiliser pour faire des prélèvements de gaz. En attendant, plusieurs volcanophiles les font voler afin de prendre des photos, comme dans ces prises de vues des cratères de l’Etna. Ce n’est pas parfait, mais on se rend compte des possibilités offertes par ces engins télécommandés. Attention toutefois de ne pas les faire voler à tort et à travers. Leur utilisation répond aux normes très strictes de l’aviation civile.
En cliquant sur ce lien, vous verrez les cratères sommitaux de l’Etna:
http://www.businessinsider.com/drone-footage-mount-etna-craters-italy-sicily-2015-6

————————————————-

drapeau anglaisAs a modelplane flyer, I have always thought that drones would be perfect machines in volcanology. Recently, we saw how they could help draw a map of Bembow crater in Vanuatu, flying through the gas, in places that are inaccessible to humans. I think in the coming years drones will be used to take gas samples. Meanwhile, several volcanophiles fly them to take pictures, as in this footage of the craters of Mount Etna. The result  not perfect, but we realize the potential of these ROVs. However, you shouldl not to make them fly indiscriminately. Their use meets the stringent standards of civil aviation.
By clicking on this link, you’ll see the summit craters of Mount Etna:
http://www.businessinsider.com/drone-footage-mount-etna-craters-italy-sicily-2015-6

Laisser un commentaire

Classé dans Etna, Film, Photo, volcans

Fuego (Guatemala): Intensification de l’activité

drapeau francaisLe Fuego vient d’entrer depuis dimanche dans une nouvelle phase d’activité intense avec des explosions qui génèrent des panaches de cendre, avec des retombées sur les localités situées à proximité du volcan. L’INSIVUMEH indique que l’on enregistre « quatre ou cinq explosions par heure, accompagnées de panaches de cendre qui montent jusqu’à 4600 mètres d’altitude ». Le bruit des explosions est perçu jusqu’à 25 bkm de distance et des ondes de choc font vibrer les bâtiments des villages, en particulier sur le flanc ouest du Fuego.

———————————————————

drapeau anglaisFuego volcano iis getting more active these days with explosions since Sunday that generate ash plumes with ashfall over nearby communities. INSIVUMEH reports « four or five explosions an hour accompanied by ashes rising to an altitude of 4,600 meters. » The sound of the explosions could be heard from a distance of 25 kilometers, and shock waves rattled structures in surrounding villages, especially on the western slopes of the volcano..

Un commentaire

Classé dans Amérique Centrale, volcans

National Earthquake Information Center (Etats Unis)

drapeau francaisAux États-Unis, le National Earthquake Information Center (NEIC) – Centre National d’Information sur les Séismes – géré par l’USGS est situé à Golden, Colorado. Cet emplacement peut sembler assez surprenant dans la mesure où le Colorado n’est pas une région particulièrement exposée aux séismes. En fait, c’est la raison pour laquelle le Centre se trouve dans le Colorado! Le risque sismique relativement faible dans cet Etat, comparé à Hawaii, l’Alaska ou la côte ouest, en fait un lieu idéal de secours et de sauvegarde dans le cas où un puissant séisme ou une autre catastrophe naturelle perturbe un réseau sismologique local. En outre, il existe de vastes réseaux de télécommunications dans la région de Denver. Le NEIC profite de ces réseaux pour assurer une connectivité très fiable avec une énorme capacité de communication.
Le rôle du NEIC en tant que sauvegarde à distance a déjà prouvé son utilité. Par exemple, lors de l’ouragan Iselle, les systèmes de mesures de l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) sont restés inopérationnels pendant plusieurs jours, période au cours de laquelle le NEIC a assuré la surveillance sismique que fait habituellement le HVO. Lors de cet événement, un poste temporaire a été installé pour surveiller le sommet du Kilauea. Les données transmises par cette station ont été recueillies par le NEIC à l’aide d’un modem radio cellulaire car le HVO ne pouvait plus communiquer, faute d’électricité. Quand Internet fonctionna de nouveau, les scientifiques du HVO basé à Hilo ont pu consulter les données à Golden et garder le contrôle du Kilauea.
En fait, le NEIC est beaucoup plus que juste une unité de secours et de sauvegarde pour les autorités locales. 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, le Centre enregistre les séismes dans le monde entier en utilisant un réseau mondial de sismomètres complété par des réseaux sismiques régionaux comme celui du HVO. Avec cette couverture mondiale, le NEIC est capable d’analyser les séismes dans le monde jusqu’à une magnitude de M 4,5 ou moins. Donc, quand un puissant séisme se produit au Japon, en Indonésie, au Népal ou ailleurs sur la planète, la magnitude et le lieu de l’événement tels qu’ils sont indiqués dans les bulletins d’information proviennent le plus souvent du NEIC.
Adapté d’un article publié par le HVO:
http://www.hawaii247.com/2015/06/11/volcano-watch-what-does-the-national-earthquake-information-center-have-to-do-with-hawaii/

 ———————————————–

drapeau anglaisIn the United States, the USGS’ National Earthquake Information Center (NEIC) is located in Golden, Colorado. This location might look quite surprising as Colorado is not prone to earthquakes. Actually, this is the reason why the Center is in Colorado! The relatively low seismic risk in this state, compared to Hawaii, Alaska or the West Coast, makes it an ideal backup location in case a large earthquake or other natural disaster disrupts a local seismic network. In addition, there are major telecommunications networks across the Denver area. The NEIC takes advantage of these to ensure highly reliable connectivity with lots of communication capacity.

The role of the NEIC as remote backup has already proved its utility. For instance, during Hurricane Iselle, systems at the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) were down for several days, during which the NEIC backed up HVO’s earthquake monitoring operations. Besides, during the outage, a single temporary station was installed to monitor Kilauea’s summit. Data from this station was collected by the NEIC using a cell modem radio because HVO had no communications or power. When the Internet was available, HVO scientists based in Hilo could then see the data in Golden and keep track of Kilauea volcano.

But, the NEIC is much more than just a backup for the local authorities. 24 hours a day, 7 days a week, it monitors earthquakes worldwide using a global network of seismometers supplemented by regional seismic networks (like those operated by HVO). With this global coverage, the NEIC is able to analyze earthquakes worldwide down to about M 4.5 or less. So, when a large earthquake occurs in Japan, Indonesia, Nepal, or elsewhere in the world, the magnitude and location reported in the news are typically from the NEIC.

Adapted from an article released by the Hawaiian Volcano Observatory:

http://www.hawaii247.com/2015/06/11/volcano-watch-what-does-the-national-earthquake-information-center-have-to-do-with-hawaii/

Sismos

Quand les sismos du HVO sont en panne, le NEIC prend la relève.  (Photo:  C. Grandpey)

Laisser un commentaire

Classé dans Hawaii, Kilauea, Science, volcans

Auckland (Nouvelle Zélande) et le risque volcanique // Auckland (New Zealand) and the volcanic risk

drapeau francaisAvec plus de 1,5 million d’habitants, Auckland est la plus grande ville de Nouvelle-Zélande. Lorsque les Maoris se sont installés dans la région vers 1350, attirés par les terres fertiles, ils ne savaient pas qu’ils se trouvaient à l’intérieur d’une zone volcanique potentiellement active. Rangitoto Island est le plus jeune volcan de la région d’Auckland. En 2013, des études ont montré que Rangitoto avait été beaucoup plus actif dans le passé qu’on ne le pensait précédemment. Le volcan a probablement connu une période éruptive pendant un millier d’années avant les dernières éruptions qui ont eu lieu il y a environ 550 ans.
De nouveaux modèles viennent de révéler la menace que ferait peser une activité volcanique explosive à Auckland. Les quartiers de Three Kings et Mangere seraient probablement parmi les plus exposés.
Les cartes récemment publiées montrent quels secteurs sont les plus à risque d’éruptions phréatiques ou phréato-magmatiques. (voir la carte ci-dessous). Les scientifiques ont montré que plus des trois quarts des 52 volcans présents dans le vaste champ volcanique d’Auckland portent les signes d’une telle activité.
Pour établir les zones de danger, les chercheurs néo-zélandais se sont appuyés sur la combinaison de données géologiques et des résultats de recherches antérieures. Plusieurs sources d’informations ont été mises en commun en utilisant le Systèmes d’Information Géographique, ou SIG, qui leur a permis d’évaluer de 1 à 10 le risque éruptif dans les différentes zones concernées. Ainsi, des quartiers comme Three Kings et Mangere sont plus exposés à l’activité volcanique explosive que d’autres comme les zones de collines de North Shore.
Les nouveaux modèles montrent comment des lignes de failles – dans lesquelles l’eau pourrait s’infiltrer dans des roches poreuses – représentent des foyers potentiels pour de violentes éruptions.
Les scientifiques admettent qu’« il est difficile de prévoir où aura lieu la prochaine éruption. Malgré tout, en créant un modèle basé sur un grand nombre d’informations facilement disponibles, on peut prévoir quel type d’éruption pourrait avoir lieu à Auckland et quel serait son impact sur la ville. »
L’étape suivante a consisté à recueillir des informations sur les objets urbains tels que les bâtiments et les infrastructures et à les ajouter au modèle. La conclusion est que l’impact d’une éruption volcanique à Auckland pourrait être catastrophique. Dans le pire des cas, une éruption près du Central Business District pourrait entraîner une réduction de 47% du produit intérieur brut.
Les responsables de la Protection Civile font remarquer que les signes annonciateurs d’une éruption laisseraient probablement suffisamment de temps pour une évacuation à grande échelle de la population d’Auckland.

Source : New Zealand Herald.

 ——————————————–

drapeau anglaisWith more than 1,500,000 inhabitants, Auckland is the largest city of New Zealand. When the Maoris first settled in the area around 1350, lured by the fertile lands, they did not know they were in a potentially active volcanic area. Rangitoto Island is the youngest volcano in the Auckland area.  In 2013, scientists said new studies showed Rangitoto had been much more active in the past than previously thought, suggesting it had been active on and off for around 1000 years before the final eruptions around 550 years ago.

New models have laid bare the threat explosive volcanic activity poses to Auckland, with Three Kings and Mangere among the suburbs most vulnerable to devastating, high-powered blasts (see map below).

Recently published maps show which areas are more at risk from phreatic or phreato-magmatic eruptions. Scientists have shown how more than three quarters of the 52 volcanoes in the vast Auckland Volcanic Field bear ancient evidence of such activity.

To expose potential future danger spots, NZ researchers drew upon a combination of geological data and previous research. Multiple layers of information were combined using a technique called Geographic Information Systems, or GIS, which ultimately allowed them to score susceptibility in different areas from one to 10.

Suburbs including Three Kings and Mangere had a higher chance of explosive volcanic activity than other areas like the elevated areas of North Shore.

The new models show how fault lines – in which more water could flow amid porous rock – were hot spots for violent eruptions.

However, the scientists admit that « forecasting where the next eruption is going to occur is challenging. But by creating a model based on many different types of information readily available, it allows to predict how a potential future volcano in Auckland might erupt and how big an area it would impact. »

The next step was to gather information about the urban objects like buildings and infrastructure and add these to the model. The conclusion is that the impact of a volcanic eruption in Auckland could be catastrophic. A worst-case eruption near the Central Business District could cause a 47% reduction in gross domestic product.

Civil Defence planners say warning signals would likely provide more than enough time for mass evacuation.

Source :  New Zealand Herald.

Auckland-blog

Source:  Massey University.

Laisser un commentaire

Classé dans Nouvelle Zélande, volcans