L’eau de l’Etna: un danger pour la santé? // Is Mount Etna’s water a health risk?

drapeau francais   Ce n’est pas une découverte. Plusieurs articles de presse ont attiré l’attention de la population sur les risques pour la santé que représenterait une vie sur les flancs de l’Etna. La cause du problème serait l’eau des puits qui alimente environ 1,5 millions d’habitants. Cela fait plusieurs années que cette situation sanitaire fait l’objet de débats mais la cause réelle du problème n’a jamais été formellement déterminée. En particulier, le nombre de personnes atteintes de la maladie de Parkinson est largement au-dessus de la moyenne nationale. La cause de cette maladie est mal connue mais on l’attribue souvent à des facteurs environnementaux tels que la pollution.

On a relevé un certain nombre d’éléments potentiellement toxiques dans l’eau de source collectée dans les puits autour de l’Etna. Ainsi, les échantillons prélevés en 2010 avaient des concentrations de manganèse atteignant 2600μg/l alors qu’officiellement cette concentration ne devrait pas dépasser 50μg/l.

Les scientifiques de l’Université de Catane ont essayé de déterminer l’origine de la pollution de l’eau souterraine. Pour ce faire, ils ont utilisé une technique appelée spectroscopie photoélectronique X (XPS) pour analyser la composition de surface des laves émises par l’Etna pendant son activité d’avril 2012. La technique XPS consiste à projeter des rayons X sur un matériau et à mesurer les électrons libérés ensuite par les couches superficielles, jusqu’à une profondeur de quelques nanomètres (1 nanomètre = 10-9 mètre). Les techniques utilisées précédemment pour étudier la lave étaient seulement capables d’étudier la composition de masse. La technique XPS permet de différencier les éléments de surface et les éléments de masse. L’analyse de la surface de la lave est importante car c’est elle qui va progressivement s’éroder et se dissiper dans l’environnement.

Les résultats obtenus en surface avec la technique XPS ont été comparés avec ceux obtenus dans la masse avec les rayons X seuls. Comparées à celles obtenues dans la masse, des quantités inférieures de silice, de fer, de calcium et de potassium et des quantités supérieures d’aluminium, de sodium et de phosphore ont été décelées en surface. Il est intéressant de noter que la valeur correspondant au manganèse décelé en surface est plus du double de celle trouvée dans la masse. Cela pourrait expliquer pourquoi la concentration de manganèse dans les puits autour de l’Etna est si élevée.

L’exposition chronique au manganèse peut entraîner le manganisme. Parmi les symptômes figurent une baisse de la motricité ainsi que des tremblements qui sont également typiques de la maladie de Parkinson. L’équipe scientifique déduit de ces analyses que certains cas de maladie de Parkinson décelés dans la partie orientale de la Sicile pourraient en fait être des cas de manganisme.

Source : Chemistry World.

 

drapeau anglais   This is nothing new : Some illnesses are more numerous on the flanks of Mount Etna than elsewhere in Sicily. Almost 1.5 million people are supplied with water from Etna’s wells. The origins of elevated occurrences of some health problems in the population around the volcano have been debated for many years. Reports have shown that levels of Parkinson’s disease in the area are well above average. The cause of the disease is not understood but it has been linked to environmental factors such as pollution.

Groundwater from Etna’s wells has been found to contain very high levels of some potentially toxic elements. Water samples collected in 2010 had manganese concentrations up to 2600μg/l while Italian legislation states it should be no higher than 50μg/l.

Scientists at the University of Catania have investigated a possible origin of the groundwater pollution. They used x-ray photoelectron spectroscopy (XPS) to characterise the surface composition of lava stones emitted from Mount Etna during activity in April 2012.

XPS involves firing x-rays at a material and measuring the electrons subsequently released from its surface layers, down to a depth of a few nanometres. Previous techniques used to study lava stones have only been capable of studying the bulk composition. XPS allowed the team to differentiate between elements in the surface and elements in the bulk. Analysing the surface of the stones is important as this is what will gradually erode and dissipate into the environment.

The XPS surface results were compared with results from x-ray analysis of the bulk. Significantly lower amounts of silicon, iron, calcium and potassium, and higher amounts of aluminium, sodium and phosphorus were found on the surface than in the bulk. Remarkably, the value of surface manganese was found to be more than twice that in the bulk. This may explain why the concentration of manganese in Etna’s wells is so high.

Chronic exposure to manganese can cause manganism. Symptoms include impaired motor skills and tremors, but these are also typical of Parkinson’s disease. The team suggests that their surface analysis provides evidence that some of the Parkinson’s cases in east Sicily may actually be misdiagnosed manganism.

Source: Chemistry World.

Etna-blog

(Photo:  C. Grandpey)

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L’éruption du Laki a-t-elle eu un impact sur l’hémisphère sud?

L’éruption du Laki (1783) a-t-elle eu un impact sur l’hémisphère sud?

C’est la question à laquelle ont essayé de répondre R. Trigo, J.M. Vaquero et R.B. Stothers dans un article publié dans la revue Climatic Change In Climatic Change, Vol. 99, No. 3-4. (2010), pp. 535-546.

 

Les effets catastrophiques de l’éruption du Laki sur l’Islande et l’hémisphère nord en 1783 sont bien connus. La lave émise il y a 230 ans par la très longue fracture éruptive a recouvert les pâturages d’une cendre riche en fluor et donc très nocive pour les animaux. Une importante partie du cheptel islandais est morte d’intoxication. Au niveau de la population, l’éruption a provoqué une famine sévère qui entraîna la mort de près de 10 000 personnes ainsi qu’un important exode. A l’échelle européenne, les conséquences de l’éruption sont évidentes, avec de profondes modifications climatiques et un brouillard volcanique qui affecta de nombreux pays.

L’impact météorologique de l’éruption du Laki se fit également sentir les années suivantes avec plusieurs hivers très rigoureux en Europe et d’autres dérèglements climatiques qui contribuèrent à la pauvreté et la famine, facteurs qui, selon de nombreux historiens, ont provoqué la Révolution Française de 1789.

 

Si les effets de l’éruption du Laki sur l’hémisphère nord ont largement été étudiés, on ne trouvait jusqu’à présent aucune description concernant l’hémisphère sud. C’est un vide qu’ont essayé de combler les auteurs de l’article mentionné ci-dessus. Pour ce faire, ils se sont inspirés des observations de Bento Sanches Dorta, un astronome portugais qui a fait une description précise des effets anormaux de plusieurs journée de brume et de brouillard sec entre 1784 et 1786 à Rio de Janeiro au Brésil. Si l’on observe les relevés mensuels moyens de jours de brouillard entre 1781 et 1788, on remarque un pic significatif entre septembre et novembre 1784 qui pourrait bien être lié à l’éruption du Laki.

La plupart des observations et des modélisations réalisées à ce jour vont à l’encontre d’une telle hypothèse. Pourtant, de récentes études sur l’impact des éruptions majeures survenues dans les hautes latitudes font état d’anomalies climatiques de grande ampleur dans la région tropicale de l’hémisphère sud et en particulier de l’apparition d’une couverture nuageuse supérieure à la normale au-dessus de la partie centrale du Brésil.

Laki-blog

Aperçu de la fracture éruptive du Laki  (Photo:  C. Grandpey)

 

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Volcans méconnus du sud-est de l’Alaska // Little-known volcanoes of Southeast Alaska

drapeau francais   S’agissant des volcans, l’Etat d’Alaska est surtout connu pour ceux qui s’alignent au sud-ouest, le long de la Chaîne des Aléoutiennes. Pourtant, au cours des trois dernières années, 12 nouveaux volcans ont été découverts au sud-est. De plus, 25 bouches volcaniques et coulées de lave déjà connues ont reçu confirmation grâce au travail remarquable effectué par des géologues de l’USGS et du Forest Service. Perdus parmi les îles et les fjords de cette partie de l’Alaska, la plupart des édifices volcaniques qui sont éparpillés dans la région sont de taille modeste à côté de leurs homologues des Aléoutiennes.

Toutefois, les volcans du SE de l’Alaska ne devraient pas être mis de côté. La signature chimique des coulées de lave montre qu’il existe un lien avec le volumineux ensemble volcanique canadien où se dresse, par exemple, le Mont Edziza dont la dernière éruption remonte à 10 000 ans. Peu connu hors du canada, le Mont Edziza fait partie de la Province volcanique de la Cordillère du Nord, long alignement de volcans et de sources chaudes qui s’étire sur 2000 km de longueur, pour une largeur de 600 km. Les volcans et les sources chaudes du SE de l’Alaska suivent un alignement en tous points identique à ceux de la province canadienne. Les analyses chimiques ont d’ailleurs démontré que le magma présent dans les deux régions provient d’une même source mantellique.

Parmi les découvertes les plus surprenantes effectuées par les géologues figure un maar à 90 mètres de profondeur à proximité du Cap Addington, à environ 65 km de Craig (Alaska). La découverte la plus récente est un volcan sous-marin dans le Canal Behm, ignoré des hordes de touristes qui naviguent au-dessus. Le Canal Behm recèle des cônes de cendre, aussi bien sur terre que sous l’eau.

Alors que les volcans du Canada et du SE de l’Alaska ont connu des éruptions pendant plus de  10 millions d’années, les derniers relevés montrent que les glaciers de l’Alaska et de la Colombie Britannique ont avancé et reculé au cours des 3 derniers millions d’années, ce qui a provoqué la naissance de petits volcans, suite aux variations des masses de glace et donc de la pression exercée à la surface de la Terre. Des fractures ont été réactivées et le magma a pu s’élever et atteindre la surface. Aujourd’hui, la roche garde les traces des glaciers et de la lave. Cette dernière, en touchant la glace, a subi un refroidissement rapide qui est trahi par des formes géologiques (colonnes prismées en particulier) typiques de ce phénomène. En datant ces coulées de lave aujourd’hui refroidies, les géologues espèrent connaître la surface recouverte par les glaciers au cours des dernières glaciations.

En dépit de sa taille considérable, le risque éruptif dans la partie alaskienne est faible. Du côté canadien, le volume de lave émise est inférieur à 100 kilomètres cubes par millénaire au cours des deux millions d’années écoulées. Ces chiffres sont à comparer avec ceux du Kilauea à Hawaii qui a émis 19,400 kilomètres cubes de lave au cours des derniers 300,000 à 600,000 ans. La dernière éruption sur le système volcanique qui recouvre à la fois l’Alaska et la Colombie Britannique a donné la coulée de lave de la Blue River à Lava Fork qui, selon la dernière datation, a coupé la frontière il y a 120 ans. Il semblerait qu’une éruption ait exterminé la population d’un village des Premières Nations en 1775 mais plusieurs chercheurs pensent que la population a été asphyxiée par des gaz volcaniques.

Certains géologues pensent qu’un séisme sur la faille de Fairweather représente en fait une menace plus grande qu’une éruption volcanique dans cette partie de l’Alaska.

Avec 25 000 kilomètres de côtes et des centaines d’îles à explorer, le SE de l’Alaska cache probablement d’autres volcans et les géologues auront encore beaucoup de travail pour les découvrir !

Source : Live Science.

 

drapeau anglais   As far as volcanoes are concerned, Alaska is made famous by those that are aligned along the Aleutian Range. However, in the past three years, 12 new volcanoes have been discovered in SouthEast Alaska, and 25 known volcanic vents and lava flows re-evaluated, thanks to the work performed by geologists with the U.S. Geological Survey (USGS) and the U.S. Forest Service. Lost among hundreds of islands and fjords, most of the volcanic edifices are tiny cones compared to their counterparts in the Aleutian Range.

However, the volcanoes that lie to the SE of Alaska should not be neglected. A chemical signature in the lava flows links them to a massive volcanic field in Canada, such as Mount Edziza, which last erupted about 10,000 years ago. Little known outside Canada, Mount Edziza is part of the Northern Cordilleran Volcanic Province, a broad swath of volcanoes and hot springs some 2,000 km long and about 600 km wide. As in Canada’s volcanic province, South East Alaska’s volcanoes and hot springs line up as amazingly linear features. The matching chemistry also hints that magma in both regions comes from a similar mantle source.

Some of the unusual finds the teams of geologists have uncovered include a maar lying 90 metres underwater near Cape Addington, about 65 km west of Craig, Alaska.

The latest find is an underwater volcano in Behm Canal, where hundreds of thousands of tourists on cruise ships have sailed. Behm Canal is dotted with cinder cones, both onshore and below the water.

While the volcanoes in Canada and Alaska have erupted for more than 10 million years, emerging data suggests that the last 3 million years of glaciers growing and retreating in Alaska and British Columbia also prompted many small volcanoes to erupt, because the changing ice mass flexed the Earth. This activated the fractures and made room for more magma to rise. The molten rock also has preserved impressions of bygone glaciers. Many of the lava flows touched ice, leaving a distinctive cooling pattern in the chilled rock. By dating the glacially cooled lava flows, researchers hope to better understand how much land mountain glaciers covered during past glaciations.

Despite its great size, the overall risk from eruptions in the Alaska portion of the volcanic province is low. In Canada, the volume of erupted lava is less than 100 cubic kilometres every million years in the last 2 million years. By comparison, Hawaii’s Kilauea volcano spewed 19,400 cubic kilometres in the past 300,000 to 600,000 years. The most recent eruption in both countries was at the Blue River lava flow in Lava Fork, which crossed the Alaska-Canada border 120 years ago, according to new dating work. However, an eruption in 1775 killed a village of First Nations people in Canada. Some researchers suspect gas from the volcano may have suffocated residents. According to some geologists, an earthquake on the Fairweather Fault presents a greater risk than a volcanic eruption.

With 25,000 km of shoreline and hundreds of islands to explore, there are more volcanoes to discover in South East Alaska, and more work for geologists too!.

Source: Live Science.

Behm-Canal

Le sud-est de l’Alaska et le Canal Behm

Fairweather

Le SE de l’Alaska est avant tout une région de montagnes et de glaciers, avec ici le Mont Fairweather à proximité duquel s’étire la faille du même nom.  (Photo:  C. Grandpey)

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Les panaches mantelliques sont-ils une réalité? // Do mantle plumes really exist?

drapeau francais   Afin d’expliquer l’activité de volcans qui, comme le Kilauea (Hawaii) ou le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion), ne sont pas situés à la limite de plaques tectoniques, les scientifiques ont adopté depuis plusieurs décennies la théorie des panaches mantelliques qui, tels des chalumeaux, sont censés percer de la croûte terrestre et permettre au magma d’atteindre la surface.

Toutefois, plus de 40 ans après que cette théorie ait été proposée, les scientifiques se demandent si de tels panaches existent réellement. Par exemple, le débat reste ouvert pour savoir si et comment les panaches mantelliques peuvent rester actifs et fixes pendant plus de 100 millions d’années.
Le mystère de l’existence ou non de ces panaches géants en provenance des entrailles de la Terre et susceptibles de donner naissance à des chaînes d’îles volcaniques pourrait bientôt être résolu par un projet franco-allemand dont le but est de cartographier ces montées de magma sous la surface de la Terre. Il vise à produire une image d’un panache qui pourrait avoir joué un rôle dans l’extinction des dinosaures.
Les scientifiques ont installé 60 sismomètres dans l’océan Indien sur une vaste zone du fond océanique de plus de 3 millions de kilomètres carrés autour de l’île de la Réunion, l’un des volcans les plus actifs au monde. Les dispositifs reposent à des profondeurs qui varient entre 2.300 mètres et 5.500 mètres sous la surface de l’océan.
Le panache qui se cache peut-être sous l’île de la Réunion est censé avoir déclenché une série d’éruptions volcaniques entre la Réunion et la région du plateau du Deccan, aujourd’hui l’Inde. Il y a environ 65 millions d’années, le volcanisme gigantesque de la région du Deccan a émis d’énormes quantités de lave, ce qui a modifié radicalement le climat de la Terre et peut-être précipité la disparition des dinosaures.
Le nouveau projet vise à produire une image de la croûte et du manteau sous l’île de la Réunion, à des profondeurs jamais atteintes jusqu’à maintenant. Le réseau de capteurs installé sur le plancher océanique va révéler des structures sous l’île à environ 1000 kilomètres au-dessous de la surface de la Terre, tandis que les sismomètres terrestres fourniront l’image de la zone située jusqu’à la frontière entre le noyau et le manteau. Dans le même temps, deux autres expériences sismologiques déploieront 50 stations sismiques dans le secteur de Madagascar, avec des données qui devraient donner une image de la couche mantellique sous l’île de la Réunion.
En utilisant des méthodes qui tiennent compte de la façon dont les ondes sismiques se propagent autour de conduits magmatiques étroits, les chercheurs espèrent pouvoir détecter l’existence et l’emplacement d’un éventuel panache, ainsi que la façon dont il pourrait éroder les roches qui le recouvrent ou s’étaler sous elles.
Les sismomètres au fond de la mer vont analyser la Terre pendant environ 13 mois, jusqu’à ce que la partie la plus légère de chaque appareil se détache et remonte à la surface de l’océan pour livrer toutes les données. Les premiers résultats sont attendus en 2015.
Source: Live Science.

 

 

drapeau anglaisIn order to explain the activity of volcanoes such as Kilauea (Hawaii) or the Piton de la Fournaise (Reunion Island) which are not located near the borders of tectonic plates, scientists have adopted the theory of mantle plumes that are supposed to pierce the Earth’s crust and allow magma to reach the surface.

The mystery of whether or not giant plumes of hot rock from near Earth’s core force volcanic island chains to form could soon be solved with the largest campaign ever to map such jets of magma beneath the Earth’s surface.

More than 40 years after mantle plumes were first proposed, scientists are debating whether they actually exist. For example, it remains hotly debated whether and how mantle plumes can remain active and stationary for more than 100 million years.

To help resolve the controversy, a French-German project now aims to image a plume that may have played a role in the extinction of the dinosaurs.

The scientists have set up 60 seismometers in the Indian Ocean over a vast area of seafloor of more than 3 million square kilometres around the Reunion Island, one of the most active volcanoes in the world. The devices rest at depths that range between 2,300 metres and 5,500 metres below the ocean’s surface.

The plume that may hide under the Reunion Island is supposed to have triggered a series of volcanic eruptions between the Reunion and the Deccan Plateau region of what is now India. About 65 million years ago, massive volcanism in the Deccan area spewed huge amounts of lava, radically altering Earth’s climate and perhaps hastening the end of the dinosaurs.

The new project aims to image the crust and mantle under the Reunion Island at depths never reached so far. The network of ocean floor sensors will reveal structures under the island down to about 1,000 km below the Earth’s surface, while the land-based seismometers will image the area below down to the boundary between the core and the mantle. Coincidentally, two other seismological experiments are deploying 50 more seismic stations in Madagascar with data that should help boost imaging of the mantle layer under the Reunion Island.

Using methods that account for how seismic waves scatter around narrow conduits of magma, the researchers hope to pin down the existence and location of any plume that might exist, as well as how it might erode or spread under overlying rock.

The seafloor seismometers will analyze the Earth for about 13 months before the buoyant part of each machine detaches and rises, with all its data, back to the surface. The first results are expected in 2015.

Source : Live Science.

Piton-Fournaise

Un panache mantellique sous le Piton de la Fournaise?  (Crédit photo:  NASA)

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Le Nouveau Cratère Sud-Est de l’Etna // Mount Etna’s New South-East Crater

drapeau francaisLe 13 juin, des scientifiques de l’INGV ont effectué des relevés sur le Nouveau Cratère SE (NCSE) de l’Etna dans le but d’en faire une cartographie. Le cône atteint actuellement une hauteur de 250 mètres au-dessus de sa base. Il lui faudra toutefois prendre encore 90 mètres pour rivaliser avec le point le plus haut du volcan. Boris Behncke fait remarquer que le NCSE a grandi de 50 mètres pendant les 13 paroxysmes qui l’ont secoué entre février en avril 2013.

Boris a mis en ligne plusieurs photos dont un panoramique du NCSE depuis la lèvre occidentale. Au fond à droite, on aperçoit les cratères édifiés par l’éruption de 2002-2003 et encore plus au fond la Montagnola apparue pendant l’éruption de 1763.

http://www.flickr.com/photos/etnaboris/9034479465/in/photostream/

 

drapeau anglaisOn June 13th, INGV scientists were able to complete a GPS survey on Etna’s New Southeast Crater. The cone is now nearly 250 metres tall above its base. It will need to grow another 90 metres to become the highest point on Etna. Boris Behncke indicates that during the latest series of 13 lava fountains, in February-April 2013, it has grown some 50 metres.

Boris has released a panoramic view from the western rim of the crater, looking southeast. In the right background you can see the craters of the 2002-2003 eruption, and farther back in the distance, the Montagnola, formed during an eruption in 1763.

http://www.flickr.com/photos/etnaboris/9034479465/in/photostream/

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Copahue (Chili / Argentine)

drapeau francaisLe SERNAGEOMIN indique que la sismicité sur le Copahue a été très irrégulière au cours de la première décade de juin. Elle a décliné les 4 et 5 juin, avant de reprendre de la vigueur le 6 et le 7. Elle a ensuite connu une fluctuation entre le 7 et le 8, avec un maximum de 124 événements par heure et un minimum de 8 secousses. Une nouvelle baisse a été enregistrée le 9 juin. Ce même jour, des scientifiques du SERNAGEOMIN ont survolé le volcan et ont pu observer des fumerolles à l’intérieur du cratère Del Agrio, avec des émissions gazeuses qui ne dépassaient pas 200 mètres de hauteur. Aucun dôme de lave n’était apparu dans le cratère. Le niveau d’alerte reste à l’Orange.

 

drapeau anglaisSERNAGEOMIN indicates that seismicity was quite irregular during the first 10 days of June. It decreased on June 4th and 5th, then increased on 6th and 7th. It then fluctuated on 7th and 8th with a high average of 124 events per hour and a low average of 8 events per hour. It then decreased again on June 9th. On that day, SERNAGEOMIN scientists that flew over the volcano observed fumaroles inside Del Agrio Crater with gas emissions that rose at most 200 metres. They noted that no lava dome was present. The Alert Level remains at Orange.

Copahue-blog

Le Copahue vu depuis l’espace en février 2013  (Crédit photo:  NASA)

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Veniaminof (Alaska / Etats Unis): Eruption probablement en cours // Eruption likely under way

drapeau francaisL’Alaska Volcano Observatory indique qu’une éruption a probablement débuté le 13 juin au matin sur le Veniaminof. Les satellites indiquent une hausse des températures de surface sur le volcan. Au vu de la sismicité, il se produit une petite activité effusive ainsi que de petites explosions. Aucun nuage de cendre n’est visible sur la webcam mais le sommet du Veniaminof est caché en ce moment par les nuages. La couleur du niveau d’alerte aérienne est maintenant Orange.

 

drapeau anglaisAVO indicates that an eruption of Veniaminof is likely underway as determined from satellite observation of elevated surface temperatures. Seismic tremor continues and is indicative of low-level effusive activity and small explosions. No ash plumes have been observed although clouds have obscured web camera views of the summit.  The Aviation Colour Code was raised to Orange.

Veniaminof-blog

Le Veniaminof vu depuis Port Moller  (Crédit photo:  Bob Murphy / AVO)

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Sakura-jima (Japon)

drapeau francaisLe Sakura-jima s’était montré très calme ces derniers jours. Comme cela se produit souvent après une phase de repos, le réveil du volcan a été particulièrement brutal hier, avec trois explosions qui ont généré des panaches de cendre jusqu’à 5 ou 6 km d’altitude. La vidéo ci-dessous montre la dernière colère du Sakura-jima

http://www.youtube.com/watch?v=uov3E4YntJo

 

drapeau anglaisSakura-jima had been very quiet during the past days. As often happens after a period of repose, the awakening yesterday morning was quite dramatic with three powerful explosions. The ash plumes reached 5 to 6 km a.s.l. Here is a video that shows the volcano’s latest activity:

http://www.youtube.com/watch?v=uov3E4YntJo

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Volcans de Nouvelle Zélande

drapeau francaisIl semble que la situation soit redevenue normale sur les 3 principaux volcans actifs de Nouvelle Zélande.

Le cratère de White Island est à nouveau occupé par un lac d’environ 150 mètres de longueur. Le dôme de lave qui était apparu en novembre 2012 est toujours présent. Les températures mesurées sur le dôme (170°C) et autour (49°C) confirment que le volcan est toujours actif.

Dans le même temps, la situation est normale sur le Ruapehu où la saison de ski est sur le point de commencer (nous sommes dans l’hémisphère sud !) et sur le Tongariro où le Tongariro Crossing est désormais ouvert dans son intégralité. Les échantillons de gaz et d’eau prélevés dans le cratère du Ruapehu présentent des valeurs habituelles.

Source: New Zealand Herald.

 

drapeau anglaisThe situation seems to have gone back to normal on New Zealand’s three main active volcanoes.

Much of the crater is again drowned by a lake more than 150 metres long at White Island.

The lava dome, which appeared last November is still visible. High maximum temperatures – 170°C within volcanic fumaroles and 49°C around them – confirm the volcano is still quite active.

Meanwhile, activity at Mount Ruapehu, where the ski season is about to open, and at Tongariro, where the popular Tongariro Alpine Crossing recently fully reopened, has returned to normal levels. Water and gas samples taken from Mt Ruapehu’s crater lake have again been producing routine results.

Source: New Zealand Herald.

White-Island-lac

(Photo:  C.  Grandpey)

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Les pétroglyphes de Pu’u Loa (Hawaii / Etats Unis)

drapeau francaisLes volcanophiles qui se rendre sur la Grande Ile d’Hawaii sont tellement attirés par les coulées de lave du Kilauea qu’ils oublient de visiter certains sites dignes d’intérêt. Parmi eux figurent les pétroglyphes de Pu’u Loa, à quelques centaines de mètres à l’écart de la Chain of Craters Road.

On a relevé quelque 23 000 gravures sculptées à la surface lisse des coulées de lave pahoehoe qui recouvrent le sol dans cette partie du volcan. Elles représentent des animaux, des humains et d’autres formes géométriques plus ou moins énigmatiques.

En hawaiien, Pu’u Loa signifie « longue colline » ou « colline de la longue vie ». C’est un lieu  considéré comme sacré par les habitants de Kalapana. Les pétroglyphes datent probablement du début du 15ème siècle, entre 1200 et 1450, époque où cette partie du Kilauea a probablement été habitée, comme l’attestent des restes de soubassements d’habitations ou des enclos à l’intérieur desquels les hommes conservaient peut-être du bétail.

Tous les scientifiques ne sont pas d’accord sur la signification des pétroglyphes mais ils rendent probablement compte d’événements importants ou de voyages, et ont aussi pu servir de points repères dans la vie quotidienne.

On remarque le grand nombre de cupules dans lesquelles, selon certains chercheurs, on plaçait le cordon ombilical des nouveaux-nés avant de le recouvrir d’une pierre afin d’assurer à l’enfant une longue vie.

Pour de ne pas endommager le site, des passerelles en bois ont été construites. Elles permettent d’admirer les pétroglyphes sans les abîmer. Il est conseillé d’éviter de visiter Pu’u Loa en plein après-midi car il fait très chaud dans cet univers minéral.

 

 

drapeau anglaisVolcano lovers who visit Hawaii Big Island are so attracted by the lava flows of Kilauea that they forget to visit some sites of interest. These include the Pu’u Loa Petroglyphs, a few hundred metres away from the Chain of Craters Road.
There were some 23,000 engravings carved smooth pahoehoe lava flows covering the ground in this part of the volcano. They show animals, humans and other geometric shapes that are more or less enigmatic.
In Hawaiian, Pu’u Loa means “long hill” or “hill of long life.” It is a place considered sacred by the people of Kalapana. The petroglyphs probably date from the early 15th century, between 1200 and 1450, when this part of Kilauea was probably inhabited, as evidenced by the remains of foundations of homes or enclosures within which men may have kept their livestock.
All scientists do not agree on the meaning of the petroglyphs but they probably reflect important events or travels, and have also been used as benchmarks in everyday life.
The large number of holes were noted in which, according to some researchers, the umbilical cord of newborns were placed before covering them with a stone to ensure the child a long life.
To avoid damaging the site, boardwalks were built. They allow you to see the petroglyphs without damaging them. It is advisable to avoid visiting Pu’u Loa in the afternoon because it is very hot in this mineral world.

Puu Loa 00

 

Puu Loa 02

Puu Loa 01

(Photos:  C.  Grandpey)

 

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