Les geysers de Yellowstone

Certains de mes amis sont actuellement en vacances dans le Parc de Yellowstone et dans les environs. J’espère qu’ils apprécieront autant que moi le spectacle offert par les sources chaudes et les geysers. Voici une petite galerie de quelques unes des quelque 500 gerbes d’eau chaude de Yellowstone.

Riverside:

Geyser-blog-01

Lone Star:

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Clepsydra:

Geyser-blog-03

Black Sand:

Geyser-blog-04

Old Faithful:

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Monument:

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White Dome:

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Castle:

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Imperial:

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Africa:

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Spa:

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Grand Geyser:

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Steady:

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(Photos:  Claude  Grandpey)

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Nouvelle étude sur le système d’alimentation du Mont Rainier // New study about Mount Rainier’s feeding system

drapeau francaisUne étude publiée dans la revue Nature nous apprend qu’en mesurant la vitesse avec laquelle la Terre conduit l’électricité et les ondes sismiques, un chercheur de l’Université de l’Utah et ses collègues ont obtenu une image détaillée du système d’alimentation volcanique profond du Mont Rainier.

L’image (voir ci-dessous) semble montrer qu’au moins une partie du réservoir magmatique du Mont Rainier se trouve entre 9 et 16 kilomètres au nord du volcan. Cela est probablement dû au fait que les 80 capteurs électriques utilisés pour l’expérience ont été placés le long d’une ligne de 300 kilomètres de long d’est en ouest, à une vingtaine de kilomètres au nord du Rainier. En conséquence, il se peut que la partie principale de la chambre magmatique se situe directement sous le volcan et qu’un lobe s’étire vers le nord-ouest sous la ligne de capteurs.
Dans l’image obtenue, la partie supérieure du réservoir magmatique se trouve à 8 km sous la surface et semble avoir 8 à 16 km d’épaisseur, avec une largeur de 8 à 16 km d’est en ouest.
La nouvelle image ne ​​montre pas le circuit d’alimentation qui relie le Mont Rainier à la chambre magmatique située 8 km en dessous. Au lieu de cela, elle montre que l’eau et la roche partiellement ou totalement fondue sont générées à 80 km de profondeur, là où l’une des plaques de la croûte terrestre – la plaque Juan de Fuca – plonge vers l’est et vient s’enfoncer sous la plaque nord-américaine, et où la matière en fusion commence son ascension vers la chambre magmatique du Mont Rainier.
La nouvelle étude a utilisé à la fois l’imagerie sismique et les mesures magnétotelluriques, ce qui produit des images en montrant comment les champs électriques et magnétiques dans le sol varient en fonction de la résistance et de la conductivité des roches et des fluides à l’électricité. C’est la vue en coupe la plus détaillée jamais obtenue d’un système volcanique des Cascades grâce à l’imagerie électrique et sismique. Les images sismiques précédentes montraient l’eau et la roche en fusion partielle au-dessus de la plaque pendant sa subduction. Selon un chercheur, la nouvelle image montre la fusion « depuis la surface de la plaque jusqu’à la partie supérieure de la croûte, là où le magma s’accumule avant le début d’une éruption. »

S’agissant de l’histoire géologique, le Mont Rainier trône sur des coulées vieilles parfois de 36 millions d’années. Un ancien Mont Rainier a existé il y a 2 millions d’années à un million d’années. De fréquentes éruptions ont façonné la montagne actuelle au cours des 500 000 dernières années. Au cours des 11 000 dernières années, le Rainier a connu des dizaines d’éruption explosives avec des émissions de cendre et de ponce. A une époque, le Rainier était plus haut qu’aujourd’hui, jusqu’au jour où il s’est effondré lors d’une éruption il y a 5600 années. Il a alors présenté un grand cratère ouvert vers le nord-est, un peu comme le cratère formé par l’éruption du mont St Helens en 1980. Il y a 5600 ans, cette éruption a produit une énorme coulée de boue à l’ouest du volcan, en direction de Puget Sound, couvrant tout ou partie les sites actuels du port de Tacoma, de la banlieue de Seattle, ainsi que des villes comme Puyallup, Orting, Buckley, Sumner et Enumclaw. La lave a dévalé pour la dernière fois les flancs du Mont Rainier il y a 2200 années, tandis que les dernières coulées pyroclastiques ont eu lieu il y a 1100 années. La dernière grande coulée de boue s’est produite il y a 500 ans. Certains rapports contestés font état d’éruptions de vapeur dans les années 1800.

Plus de détails sur cette étude peuvent être consultés sur le site ScienceDaily:
http://www.sciencedaily.com/releases/2014/07/140717094607.htm?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+sciencedaily+%28Latest+Science+News+–+ScienceDaily%29

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drapeau anglaisA study published in the journal Nature informs us that by measuring how fast Earth conducts electricity and seismic waves, a University of Utah researcher and colleagues made a detailed picture of Mount Rainier’s deep volcanic plumbing system.

The image (see below) appears to show that at least part of Mount Rainier’s magma reservoir is located about 9 to 16 kilometres northwest of the volcano. That could be because the 80 electrical sensors used for the experiment were placed in a 300-kilometre-long, west-to-east line about 20 km north of Rainier. So the main part of the magma chamber could be directly under the peak, but with a lobe extending northwest under the line of detectors.

The top of the magma reservoir in the image is 8 km underground and appears to be 8 to 16 km thick, and 8 to 16 km wide in east-west extent.

The new image doesn’t reveal the plumbing tying Mount Rainier to the magma chamber 8 km below it. Instead, it shows water and partly molten and molten rock are generated 80 km underground where one of the crustal plates is subducting eastward and downward beneath the North America plate, and how and where those melts rise to Rainier’s magma chamber.

The new study used both seismic imaging and magnetotelluric measurements, which make images by showing how electrical and magnetic fields in the ground vary due to differences in how much underground rock and fluids conduct or resist electricity. It is the most detailed cross-section view yet under a Cascades volcanic system using electrical and seismic imaging. Earlier seismic images indicated water and partly molten rock atop the diving slab. According to one researcher, the new image shows melting « from the surface of the slab to the upper crust, where partly molten magma accumulates before erupting. »

As far as geological history is concerned, Mount Rainier sits atop volcanic flows up to 36 million years old. An ancestral Rainier existed 2 million to 1 million years ago. Frequent eruptions built the mountain’s modern edifice during the past 500,000 years. During the past 11,000 years, Rainier erupted explosively dozens of times, spewing ash and pumice. Rainier once was taller until it collapsed during an eruption 5,600 years ago to form a large crater open to the northeast, much like the crater formed by Mount St. Helens’ 1980 eruption. The 5,600-year-old eruption sent a huge mudflow west to Puget Sound, covering parts or all of the present sites of the Port of Tacoma, Seattle suburbs, and the towns Puyallup, Orting, Buckley, Sumner and Enumclaw. Rainier’s last lava flows were 2,200 years ago, the last flows of hot rock and ash were 1,100 years ago and the last big mudflow 500 years ago. There are disputed reports of steam eruptions in the 1800s.

More details about this study can be found on the ScienceDaily website:

http://www.sciencedaily.com/releases/2014/07/140717094607.htm?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+sciencedaily+%28Latest+Science+News+–+ScienceDaily%29

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Le sommet du Mont Rainier  (Photo:  C. Grandpey)

RainierElectricView

L’image magnéto-tellurique montre la plaque Juan de Fuca en bleu, les remontées de magma en orange, tandis que le Mont Rainier est symbolisé par un triangle rouge.

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Kilauea (Hawaii / Etats Unis): Le Pu’uO’o continue à s’effondrer // Pu’uO’o keeps collapsing

drapeau francaisAlors que le sommet du Kilauea ne montre pas de changements significatifs avec le niveau du lac de lave qui se maintient de manière assez stable à 30-40 mètres sous la lèvre du pit crater de l’Halema’uma’u, le plancher du Pu’uO’o continue à s’affaisser lentement mais sûrement. Le HVO a mis en ligne une photo très impressionnante (http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-691.jpg) de l’un des cratères d’effondrement avec un petit lac de lave qui déborde de temps à autre. D’autres cratères d’effondrement sont également apparus  (On aperçoit l’un d’eux sur la photo). A se demander si la totalité du Pu‘uO’o ne va pas finir par d’effondrer, comme on l’a déjà observé dans le passé. La lave continue à s’écouler vers le NE du cône, sans aller très loin. Elle ne présente donc actuellement aucune menace pour les zones habitées.

Source : HVO.

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drapeau anglaisWhile the summit of Kilauea showed no significant changes with the level of the lava lake at a fairly stable level of 30-40 meters below the rim of the Halema’uma’u pit crater, the floor of Pu ‘uO’o continues to subside slowly. HVO has posted a very impressive picture (http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-691.jpg) of one of the  collapse craters with a small lava lake that overflows from time to time. Other collapse craters have also appeared (One of them can be seen on the photo). We may wonder whether the entire Pu’uO’o is not going to end up collapsing, as has already been observed in the past. Lava continues to flow towards the NE of the cone, without going very far. Therefore, it is currently no threat to populated areas.

Source: HVO.

PuuOo-juillet-2014

Crédit photo:  USGS / HVO.

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Volcans du Guatemala // Guatemala volcanoes

drapeau francaisL’activité du Pacaya est en ce moment essentiellement fumerollienne. Une hausse de la sismicité le 10 juillet était provoquée par de petites explosions dans le cratère Mackenney.

Des explosions faibles à modérées générant des panaches de cendre sont observées sur le Fuego. Des grondements et des rugissements accompagnent souvent ces explosions qui durent en général entre 1 et 5 minutes. Des projections incandescentes atteignent parfois 50-100 mètres de hauteur au-dessus du cratère. Des avalanches incandescentes continuent à dévaler plusieurs ravines comme Trinidad, Taniluya ou Ceniza.

Le dôme de lave actif du Santiaguito continue à dégazer avec des panaches qui montent jusqu’à 3000 mètres d’altitude. De faibles explosions accompagnées de grondements sont encore observées, avec des retombées de cendredans les secteurs sous le vent.
Des lahars à la forte odeur de soufre ont été déclenchés par de fortes pluies à la mi-juillet. L’INSIVUMEH a prolongé l’alerte lahars pour la région, y compris le pont de Castillo Armas en raison de la convergence de plusieurs cours d’eau en amont de ce site.
Source: INSIVUMEH.

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drapeau anglaisActivity at Pacaya is currently mainly fumarolic. Elevated seismicity on July 10th corresponded to minor explosions from Mackenney Crater.

Weak-to-moderate explosions generating ash plumes are observed at Fuego. Rumbling and jetting sounds often accompany these explosions, often with durations of 1-5 minutes. Incandescent ejections sometimes reach 50-100 metres above the crater rim.Incandescent avalanches are still travelling into several drainages like Trinidad, Taniluya or Ceniza.

The active lava dome of Santiaguito is degassing and generating plumes rising up to 3,000 metres a.s.l. Weak explosions with some rumbling sounds are still observed with occasional ashfall in the leeward areas.

Lahars were triggered by heavy rainfall by mid-July, with a strong sulphur odour. . . INSIVUMEH extended the warning for the region, including the bridge of Castillo Armas due to the convergence of several flows upstream from that site.

Source: INSIVUMEH.

Sismo-pacaya

Sismo-fuego

Sismo-santiaguito

Exemples de tracés sismiques du Pacaya, du Fuego et du Santiaguito ( de haut en bas) le 18 juillet 2014.

(Source: INSIVUMEH)

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L’activité reste intense à Stromboli (Sicile / Italie) // Activity remains intense at Stromboli (Sicily / Italy)

drapeau francaisL’activité est particulièrement intense depuis quelques jours à Stromboli. Outre les épisodes stromboliens classiques, on observe régulièrement des coulées de lave qui avancent sur la Sciara del Fuoco. L’INGV indique que des débordements et coulées de lave à partir le la terrasse intracratérique ont été observés entre le 22 et le 24 juin, puis le 29 juin, avec une belle activité de spattering au niveau de la source éruptive. Un nouveau débordement s’est produit le 7 juillet au matin, avec une coulée qui a suivi la même trajectoire que les précédentes. Au même moment, l’effondrement d’un petit cône pyroclastique a déclenché une nuée ardente avec un nuage de cendre et de poussière qui est descendu jusqu’à la mer. En cliquant sur ce lien, vous verrez une petite vidéo en accéléré qui montre parfaitement cet événement :

http://www.youtube.com/watch?v=OZpgF_yTlUg

Un tel phénomène n’est pas rare sur le Stromboli, surtout quand l’activité est intense, avec son lot de projections et d’accumulations de matériaux. Leur poids associé à la pente raide de la Sciara del Fuoco provoque inévitablement des effondrements.

De nouvelles coulées de lave sur la Sciara del Fuoco ont été observées les 10 et 16 juillet.

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drapeau anglaisActivity has been quite intense in recent days at Stromboli. Besides the conventional Strombolian episodes, lava flows can often be seen travelling along the Sciara del Fuoco. INGV indicates that overflows and lava flows starting from the crater terrace were observed between June 22nd and 24th and on June 29th, with a nice spattering activity at the eruptive source. A new overflow occurred on July 7th  in the early morning, with a lava flow that followed the same path as the previous ones. At the same time, the collapse of a small pyroclastic cone triggered a small pyroclastic flow with a cloud of ash and dust that came down to the sea. By clicking this link, you will see a small time lapse video which perfectly shows this event:
http://www.youtube.com/watch?v=OZpgF_yTlUg

Such a phenomenon is not uncommon at Stromboli, especially when activity is intense, with a lot of ejections and accumulations of materials. Their weight together with the steep slope of the Sciara del Fuoco inevitably leads to collapses.
New lava flows were observed on the Sciara del Fuoco on July 10th and 16th.

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Le système AVOID refait surface! // The AVOID system is back!

drapeau francaisLe Daily Mail, toujours bien informé quand il s’agit d’écrire des articles à sensations, nous informe que la technologie destinée à aider les pilotes d’avions à détecter la cendre volcanique est en passe de passer en production commerciale et EasyJet sera la première compagnie aérienne à l’utiliser.
Théoriquement, le système AVOID (mentionné dans plusieurs de mes notes) cautionné par EasyJet est censé réduire le risque de voir se répéter la crise provoquée par le volcan islandais Eyjafjallajökull au printemps 2010.
Comme je l’ai déjà écrit, le système AVOID utilise la technologie infrarouge qui, une fois installée à bord d’un avion, fournit des images qui permettront aux pilotes de voir un nuage de cendre jusqu’à 95 kilomètres de distance et à une altitude comprise entre 1500 et 15 000 mètres. Cela leur permettra donc de faire de petites corrections de trajectoire pour éviter les nuages de cendre. Le concept est très similaire aux radars météorologiques dont sont équipés les avions de ligne aujourd’hui.
Au sol, les informations obtenues à bord de l’avion avec le système AVOID seront utilisées pour obtenir une image précise du nuage de cendre volcanique en utilisant des données en temps réel. Cela permettra d’ouvrir de vastes zones d’espace aérien qui seraient autrement fermées lors d’une éruption volcanique.
La technologie a été testée par l’avionneur européen Airbus en novembre dernier au cours d’une expérience unique qui a impliqué la création d’un nuage de cendre artificiel.
Ian Davies, responsable du secteur industriel de EasyJet a déclaré: «EasyJet a cautionné le développement de cette technologie innovante depuis l’éruption volcanique de 2010 qui a paralysé le trafic aérien en Europe. Nous nous réjouissons de pouvoir être la première compagnie à adapter cette technologie sur nos appareils. »

Reste à voir à quel point cette technologie pourra venir en aide aux pilotes et si elle permettra d’éviter une paralysie du trafic aérien comme en 2010. Il y a un fossé énorme entre un test artificiel avec le déversement de quelques sacs de cendre volcanique dans l’atmosphère et une éruption d’envergure comme celle de l’Eyjafjallajökull. Le système n’a encore jamais été testé dans de véritables conditions éruptives pourtant fournies ces derniers mois par des volcans comme l’Etna, le Sinabung, l’Ubinas ou encore le Sangeang Api. Pas sûr que les compagnies aériennes fassent totalement confiance à ce système et osent mettre en danger la vie de milliers de passagers. On peut facilement imaginer ce qui se passera si une catastrophe se produit !

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drapeau anglaisThe Daily Mail, always well informed when it plans to write sensational articles, informs us that the technology to help aircraft detect volcanic ash is set to go into commercial production, with EasyJet planning to be the first airline to use it.

Theoretically, the AVOID system (mentioned in several of my past notes) has been supported by EasyJet and is supposed to reduce the chances of a repeat of the Icelandic volcanic ash-cloud crisis of spring 2010.

As I put it before, the system utilises infra-red technology fitted to aircraft to supply images that will enable pilots to see an ash cloud up to 95 kilometres ahead of the aircraft and at altitudes between 1,500 and 15,000 metres, thus allowing them to make small adjustments to the plane’s flight path to avoid any ash cloud. The concept is very similar to weather radars which are standard on commercial airliners today.

On the ground, information from aircraft with AVOID technology would be used to build an accurate image of the volcanic ash cloud using real-time data. This could open up large areas of airspace that would otherwise be closed during a volcanic eruption.

The technology was tested by European planemaker Airbus last November through a unique experiment which involved the creation of an artificial ash cloud.

EasyJet’s engineering director Ian Davies said : « EasyJet has supported the development of this innovative technology since the 2010 volcanic eruption which brought aviation to a halt in Europe. We look forward to being the first airline to fit this technology on our aircraft. »

Let’s see how far this technology can help air pilots and if it will avoid a paralysis of air traffic as in 2010. There is a huge gap between an artificial test performed with the release of a few bags of volcanic ash the atmosphere and a major eruption like that of Eyjafjallajökull. The system has never been tested in real eruptive conditions even though the opportunity was given by such volcanoes as Mount Etna, Sinabung, Ubinas or else Sangeang Api. I’m not  sure that airlines will fully trust the system and dare put at risk the lives of thousands of passengers. One can easily imagine what would happen if a disaster occurred!

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Formation volcanique au HVO // Volcanic training at the Hawaiian Volcano Observatory (Hawaii / Etats Unis)

drapeau francaisLes scientifiques et les techniciens d’observatoires volcanologiques de 11 pays (Chili, Colombie, Costa Rica, République Démocratique du Congo, Indonésie, Italie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Pérou, Philippines, Arabie Saoudite et Corée du Sud) ont récemment visité le Hawaiian Volcano Observatory (HVO) pour se former aux techniques de surveillance des volcans actifs.
Grâce au Programme International de Formation à la Surveillance des Risques Volcaniques, les scientifiques américains ont initié les participants aux méthodes de suivi volcanique, à l’analyse et l’interprétation des données, à l’évaluation des risques volcaniques, ainsi qu’à l’utilisation et l’entretien des instruments de surveillance. Les participants ont également appris à réagir rapidement en cas de crise volcanique et à travailler en collaboration avec les autorités gouvernementales et les médias pour sauver des vies et des biens.
Les outils géologiques traditionnels ont également été abordés, ainsi que les dernières technologies, comme l’utilisation de systèmes d’information géographique permettant de prévoir la trajectoire des coulées de lave, comment procéder à une évaluation de la vulnérabilité et comment estimer les coûts associés aux dégâts causés par une coulée de lave. Les participants ont également appris les fondamentaux sismologiques et étudié les images d’essaims sismiques pré-éruptifs sur différents volcans de la planète.
Ce programme de formation, maintenant dans sa 24e année, est organisée par le Centre d’Etude des Volcans Actifs à l’Université d’Hawaii à Hilo, avec le soutien de l’Université d’Hawaii à Manoa et l’USGS-U.S. Agency for International Development Volcano Disaster Assistance Program.

L’USGS et le HVO ont toujours donné une grande importance à la formation. C’est ainsi qu’un programme de bénévolat invite des personnes venant du monde entier à travailler avec le HVO sur les volcans actifs. Si vous n’êtes pas un citoyen des États-Unis l’Exchange Visitor Program vous permettra de collaborer et de travailler avec des scientifiques de l’USGS et de bénéficier des instruments de mesure.

J’ai eu personnellement l’occasion de travailler sur le processus de refroidissement de la lave à Hawaii et de participer à une campagne de mesures de températures des sources chaudes à Yellowstone grâce au Volunteer Program. Ce furent des expériences très intéressantes. Maîtrise de l’anglais indispensable.
Plus de détails sur le programme de bénévolat à cette adresse:
http://hvo.wr.usgs.gov/volunteer/

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drapeau anglaisScientists and technicians from volcano observatories in 11 countries (Chile, Colombia, Costa Rica, Democratic Republic of Congo, Indonesia, Italy, Papua New Guinea, Peru, Philippines, Saudi Arabia and South Korea) recently visited the Hawaiian Volcano Observatory to learn techniques for monitoring active volcanoes.

Through the International Training Program in Volcano Hazards Monitoring, U.S. scientists trained the participants on monitoring methods, data analysis and interpretation, and volcanic hazard assessment, as well as instruction on the use and maintenance of volcano monitoring instruments. They also learned about responding rapidly during volcanic crises, and how to work with governing officials and the media to save lives and property.

Traditional geological tools were also covered, as well as the latest technology, such as using Geographic Information Systems to predict lava flow paths, conduct a vulnerability assessment, and tabulate the predicted costs associated with the damage from a lava flow and infrasound monitoring, which is critical for rapidly detecting volcanic explosions and/or rift zone eruptions. The participants also learned about basic seismological fundamentals and pre-eruptive seismic swarms at various volcanoes around the world.

The training program, now in its 24th year, is organized by the Center for the Study of Active Volcanoes at the University of Hawaii at Hilo, with support from the University of Hawaii at Manoa and the joint USGS-U.S. Agency for International Development Volcano Disaster Assistance Program.

USGS and HVO have always given a great importance to training. In the same way, a Volunteer Program invites people come from around the world to volunteer or work at HVO. Hawai`i’s active volcanoes. If you are not a citizen of the United States the USGS Exchange Visitor Program will enable you to collaborate and work with USGS scientists, similar to volunteers.

I had the opportunity to work on the cooling process of lava at Hawaii and to join a campaign of temperature measurement of the hot springs at Yellowstone through the Volunteer Program. They were very interesting experiences. A good knowledge of English is necessary.

More details about the Volunteer Program at this address:

http://hvo.wr.usgs.gov/volunteer/

Prelevement-lave-blog

Prélèvement de lave pour analyse  (Photo:  C. Grandpey)

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Le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) sous haute surveillance // Close monitoring of the Piton de la Fournaise

drapeau francaisEn lisant Le Monde du 14 juillet entre deux séquences de défilé à la télé, j’ai appris que des chercheurs dont Florent Brenguier (membre de l’équipe franco-japonaise  qui a déclaré le Mont Fuji dans un « état critique »*) ont mis en place sur le Piton de la Fournaise un nouveau réseau de surveillance sismique composé de trois ensembles carrés de 500 mètres de côté incluant 100 capteurs chacun. Ces capteurs agiront comme des « télescopes » tournés non pas vers le ciel, mais vers l’intérieur du volcan, en particulier le cratère Dolomieu, jusqu’à trois kilomètres de profondeur, juste au-dessus du niveau de la mer. Selon Florent Brenguier, « avec les techniques de surveillance classiques, basées sur l’analyse directe des ondes sismiques, cette partie du volcan est invisible parce que située sous, et non pas sur la principale source de sismicité. L’idée du projet VolcArray est d’utiliser un signal bien plus ténu, mais aussi bien plus profond, pour visualiser cette région du volcan. » Le Piton de la Fournaise a donc intérêt à bien se tenir !

L’installation des capteurs s’est faite avec une météo exécrable à la fin du mois de juin, ce qui n’a pas facilité le travail des scientifiques. Comme le fait remarquer l’auteur de l’article, c’est le revers de la médaille du contrôle à distance des volcans au 21ème siècle. Il faut tout de même aller sur le terrain comme le faisaient les regrettés Krafft dans les années 1980-90. Belle occasion de penser à eux.

* Voir ma note du 9 juillet dernier.

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drapeau anglaisWhile reading Le Monde on July 14th between two sequences of the military parade on TV, I learned that researchers along whom Florent Brenguier (member of the Franco-Japanese team who said Mount Fuji was in a « critical condition » *) have set up on the Piton de la Fournaise a new seismic monitoring network composed of three sets of 500 square metres including 100 sensors each. These sensors will act as « telescopes » directed not toward sky, but toward the inside of the volcano, especially the Dolomieu crater, as deep as three kilometres, just above the sea level. According to Florent Brenguier, « with traditional monitoring techniques based on the direct analysis of seismic waves, this part of the volcano is invisible because it is located underneath, not above the main source of seismicity. The idea of ​​the VolcArray project is to use a much smaller but also much deeper signal, to view this part of the volcano ». The Piton de la Fournaise had better well behave!
The installation of the new sensors was performed with a very poor weather at the end of June, which did not facilitate the scientists’work. As the author of the article puts it, this is the flip side of the remote control of volcanoes in the 21st century. You still need to go on the field as did the Kraffts in the years 1980-1990. This is an opportunity to think about them.
* See my note of July 9.

Piton-blog

Le Piton de la Fournaise vu depuis l’espace en janvier 2009  (Crédit photo:  NASA)

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Ubinas (Pérou)

drapeau francaisOn vient de me faire parvenir une petite vidéo qui montre en accéléré les émissions de vapeur et de cendre de l’Ubinas le 15 juillet 2014. Le vent emporte les panaches vers le sud. On remarquera l’échelle qui permet de mesurer la hauteur des colonnes de cendre.

L’activité du volcan est stable et relativement réduite depuis quelques jours.

https://www.youtube.com/watch?v=P4L8dNAwHj4&feature=youtu.be

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drapeau anglaisI’ve just received a Quicktime movie which shows the steam and ash emissions of Ubinas on July 15th 2014. The wind sweeps away the plumes towards the south. Just have a look at the scale on the right-hand side of the document. It allows to measure the height of the ash columns.

Activity at Ubinas has been stable and quite low over the past few days.

https://www.youtube.com/watch?v=P4L8dNAwHj4&feature=youtu.be

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Etna (Sicile / Italie): Peu d’évolution

drapeau francaisLa situation n’a guère évolué sur l’Etna. Le tremor est encore à un niveau un peu élevé, ce qui correspond à l’émission de lave à la base orientale du cratère NE. Deux cônes de projections (spatter cones) sont actuellement en train de croître régulièrement le long de la fissure qui s’est ouverte le 5 Juillet à une altitude comprise entre 3010 et 3025 mètres d’altitude. On peut observer une légère activité strombolienne l’intérieur des deux cônes, avec des explosions qui peuvent être entendues dans les bourgades sur le flanc E du volcan. La coulée de lave, qui avance dans la Valle del Leone, se divise maintenant en deux branches dont le front le plus éloigné se situe à environ 1500 mètres de la source.

Source : INGV.

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drapeau anglaisThe situation has not much changed on Mount Etna. The tremor is still a bit elevated, which corresponds with the lava emission at the eastern base of the NE Crater. Two spatter cones are currently growing along the fissure that opened on July 5th at an altitude between 3010 and 3025 metres above sea level. One can observe some slight strombolian activity inside both cones with explosions that can be heard in the communities on the eastern flank of the volcano. The lava flow, that travels in the Valle del Leone, has now divided in two branches whose farthest front is located about 1,500 metres from the source.

Source: INGV.

Etna-NE-blog

La coulée de lave vue par la caméra thermique, avec le soleil encore haut dans le ciel sicilien.

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