Eruption du Villarrica (Chili)

drapeau francaisTôt mardi matin, les autorités ont évacué des milliers de personnes après une crise érupive du Villarrica vers 3 heures (heure locale). Le volcan o produit un spectacle impressionnant, avec des coulées de lave qui descendaient sur ses flancs et de volumineux panaches de gaz et de cendre qui s’élevaient dans le ciel.

http://www.theguardian.com/world/gallery/2015/mar/03/volcano-villarrica-erupts-chile-in-pictures
La Protection Civile a émis un bulletin d’alerte rouge et a ordonné les premières évacuations dès le début de l’éruption. Aucune victime n’a été signalée, mais les autorités craignent que la fonte de la neige déclenche des glissements de terrain et mettre en danger les localités autour du volcan. La petite ville de Pucon (environ 22 000 habitants) se trouve tout près du Villarrica. La région se situe à 650 km au sud de Santiago.
Les autorités chiliennes avaient émis une alerte orange lundi (voir ma note précédente) en raison de l’augmentation de l’activité sismique.
L’éruption a fait monter le niveau de nombreuses rivières de la région suite à la fonte de la neige et de la glace sous l’effet de la chaleur de la lave. Les autorités surveillent près de 200 personnes qui se sont trouvé isolées lorsque deux ponts ont été détruits par la montée des eaux des rivières. Le Villarrica est recouvert d’une calotte de glace d’environ 38 km carrés et la neige enveloppe ses flancs à partir de 1500 mètres d’altitude.
La Présidente Michelle Bachelet est arrivée à Pucon mardi pour vérifier la mise en place des mesures de sécurité et elle a déclaré l’état d’urgence agricole pour aider les agriculteurs locaux.
Après les évacuations, Pucon ressemblait à une ville déserte. Toutefois, quand l’activité volcanique a diminué, certains habitants ont décidé de regagner leurs maisons ; de plus en plus de voitures ont été vues dans les rues et certaines personnes ont même décidé de prendre le soleil au bord d’un lac qui se trouve à proximité de la localité.
Les touristes sont nombreux dans la région du Villarrica où ils se livrent à des activités de plein air comme le kayak, l’équitation, la pêche et la randonnée autour du volcan. Des dizaines de touristes figurent parmi les personnes évacuées. Les autorités ont déclaré mardi soir que près de 15 000 personnes vivant dans les zones rurales à proximité du Villarrica souffraient de pénuries d’eau après l’éruption et l’alerte rouge est maintenue pour les zones à proximité du volcan.
Source: Presse chilienne & The Guardian.

N.B.: Désolé pour ce petit retard dans la transmission de l’information sur le Villarrica mais je me trouvais hier à Vendôme (Loir-et-Cher) où je faisais une conférence devant plus de 200 personnes sur les volcans et risques volcaniques. Un grand merci à l’Université du Temps Libre du Vendômois – et en particulier André Gilg – de m’avoir fait confiance pour cet événement.

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drapeau anglaisEarly Tuesday morning, authorities evacuated thousands of people after volcano Villarrica erupted around 3 a.m. local time. The volcano created a fiery spectacle as streams of lava poured down the mountainside and heavy plumes of gas and ash belched in the air.

http://www.theguardian.com/world/gallery/2015/mar/03/volcano-villarrica-erupts-chile-in-pictures

The National Emergency Office issued a red alert and ordered the early morning evacuations. No injuries have been reported, however authorities are worried melting snow may trigger mudslides and endanger nearby communities. The small city of Pucon (pop. about 22,000) sits in the shadow of the volcano. The area is 650 km south of Santiago.

Chilean authorities had issued an orange alert on Monday because of increased seismic activity at the volcano.

The eruption is causing numerous rivers in the area to rise as snow along the sides of the volcano began melting. Officials are monitoring nearly 200 people who were cut off from main roads when two bridges were destroyed by rising waters from nearby rivers.

Villarrica is covered by a glacier cap covering some 38 square kilometres and snow from about 1,500 metres on up.

President Michelle Bachelet arrived in Pucon on Tuesday to check on safety preparations and declared an agricultural emergency to help local farmers.

After the evacuations, Pucon looked like a deserted town, but as the volcanic activity decreased, some local residents decided to return to their homes, more cars were seen in the streets and some people had even decided to sunbathe at a nearby lake.

Tourists flock to the area around Villarrica for outdoor activities like kayaking, horseback riding, fishing and hiking around the volcano. Dozens of tourists were among those evacuated. Officials said late Tuesday that about 15,000 people living in rural areas near the volcano were suffering water shortages after the eruption and kept the red alert for nearby areas.

Source : Chilean newspapers & The Guardian.

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Islande et prévision volcanique

4 mars 2015 !! Voici une date que j’attendais avec impatience puisque c’est aujourd’hui même que devait prendre fin l’éruption dans l’Holuhraun ! C’est du moins ce qu’affirmait le  volcanologue islandais Haraldur Sigurðsson au mois d’octobre 2014 (voir ma note du 14 de ce même mois). Son pronostic s’appuyait sur l’évolution de l’affaissement de la caldeira du Bárðarbunga. Il expliquait que l’affaissement répondait à une évolution en ligne, pas en courbe, ce qui voulait dire que l’affaissement de la caldeira allait progressivement ralentir. Son petit-fils, Gabriel Sölvi, avait utilisé une formule prédisant que l’éruption dans l’Holuhraun prendrait fin 173 jours après le 12 septembre.

Aujourd’hui 4 mars, l’éruption est officiellement terminée depuis le 28 février.  La prévision du volcanologue islandais est donc relativement exacte.

Lorsque Haraldur Sigurðsson a fait part de sa prévision au mois d’octobre, je l’ai accueillie avec beaucoup de scepticisme car une éruption n’est pas une science exacte et de nombreux facteurs peuvent intervenir pour perturber son déroulement. Dans le cas présent, il semble que la poche magmatique qui a alimenté l’éruption se soit vidée très progressivement et très régulièrement, de sorte que la théorie de l’« évolution en ligne » de l’affaissement de la caldeira du Barðarbunga a bien fonctionné. La prévision de Haraldur Sigurðsson pourrait être utilisée à l’avenir pour essayer de déterminer la durée d’une éruption du même type en Islande, sur le Krafla, par exemple, en sachant qu’aucune éruption ne ressemble vraiment à une autre. .

Il faut tout de même relativiser la prévision de Haraldur Sigurðsson qui concerne la durée d’écoulement de la lave et non la prévision éruptive. Il ne faudrait pas oublier les tergiversations (auxquelles a participé Sigurðsson) dont elle a fait l’objet à partir du moment où les instruments ont commencé à s’affoler. Personne ne savait ce qui allait se passer : Eruption du Barðarbunga semblable à celle de l’Eyjafjallajökull en 2010 ? Sortie de lave à la limite du glacier ? Eruption avortée sans émission de lave ? Contact de la lave avec celle de l’Askja ? Au final, les scientifiques n’ont pu que constater la sortie de la lave dans la plaine désertique de l’Holuhraun !

Tant que nous sommes en Islande, remontons au 18 mars 2014. Ce jour-là, j’écrivais dans mon blog que selon Páll Einarsson, professeur de géophysique à l’Université d’Islande, la chambre magmatique sous l’Hekla était maintenant presque remplie, ce qui signifiait que le volcan «pourrait bientôt entrer en éruption» et qu’il était fortement déconseillé d’escalader la montagne car une éruption avait pour habitude de démarrer rapidement. La police avait même recommandé aux personnes ayant l’intention de grimper sur l’Hekla de ne pas oublier leurs téléphones portables afin de pouvoir être contactées rapidement en cas d’urgence volcanique. Pour le moment, comme aurait dit le regretté Robert Lamourueux, « le canard est toujours vivant » et aucune éruption n’est venue le plumer !

Plaisanterie à part, l’Holuhraun et l’Hekla montrent que nous sommes encore démunis en matière de prévision volcanique. Ces volcans sont truffés d’équipements et ne figurent pas parmi les plus dangereux de la planète. Notre capacité à prévoir est encore plus faible pour les volcans gris comme est venue nous le rappeler l’éruption du Mont Ontake et sa soixantaine de victimes.

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L’Hekla en 2014  (Crédit photo:  Wikipedia)

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Réchauffement climatique, glaciers et volcans islandais // Global warming, Icelandic glaciers and volcanoes

drapeau francaisC’est un phénomène bien connu: avec le réchauffement climatique et la fonte des glaciers, la croûte terrestre a tendance à se soulever. Ce phénomène a été confirmé par une équipe de chercheurs de l’Université de l’Arizona dans une étude financée par la National Science Foundation et le Centre Islandais pour la Recherche. Les chercheurs ont découvert que la croûte sous l’Islande se soulève au fur et à mesure que le réchauffement climatique fait fondre les vastes calottes glaciaires de l’île.
Quelque 300 glaciers couvrent environ 10% de la surface de l’Islande et ces glaciers perdent environ 11 milliards de tonnes de glace par an. Avec cette perte de poids, la terre sous-jacente décompresse peu à peu. Les résultats de l’étude, à paraître dans un prochain numéro de la Geophysical Research Letter, montrent pour la première fois que « le rapide soulèvement actuel de la croûte islandaise est le résultat de la fonte accélérée des glaciers de l’île. »
Selon les chercheurs, le soulèvement coïncide avec le début de réchauffement climatique il y a une trentaine d’années. Ils ont d’abord utilisé la technologie GPS pour mesurer le soulèvement en 2006. Ils ont ensuite installé 62 stations GPS à travers l’Islande et ont regardé à quelle vitesse ces stations GPS se soulevaient à travers le temps. Ils ont été vraiment surpris par la vitesse à laquelle certains sites islandais se soulevaient. Non seulement les sites en Islande centrale et méridionale se soulevaient très rapidement, mais le déplacement s’accélérait d’année en année. Certains sites connaissaient une hausse atteignant 3,5 centimètres par an.
Le résultat de cette étude est important car des recherches précédentes ont montré une correspondance directe en Islande entre ce soulèvement de la croûte et l’activité volcanique. En effet, au fur et à mesure que les glaciers fondent, la pression exercée sur les roches sous-jacentes diminue. Des roches à très hautes températures peuvent demeurer dans leur phase solide si la pression est suffisamment élevée. Quand la pression diminue, leur température de fusion fait de même. La charge qui pèse sur le réservoir magmatique se trouve alors allégée et les forces qui s’exercent sur lui se relâchent, provoquant des éruptions. Cependant, rien ne prouve qu’il existe un lien entre l’éruption de l’Eyjafjallajökull en 2010 ou l’éruption dans Holuhraun et le soulèvement de la croûte terrestre en Islande.
Sources: Fox News & Daily Kos.

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drapeau anglaisIt is a well-known story : with global warming and the melting of glaciers, the Earth’s crust is rising. This phenomenon has been confirmed by a University of Arizona research team in a study financed by the National Science Foundation and the Icelandic Center for Research. The researchers discovered that the crust under Iceland is rebounding as global warming melts the island’s great ice caps.

About 10% of Iceland’s surface area is covered by about 300 different glaciers which are losing an estimated 11 billion tons of ice per year. As that weight flows away, the underlying land decompresses a bit. The team’s paper, which can be found in an upcoming issue of Geophysical Research Letter, is the first to show “the current fast uplift of the Icelandic crust is a result of the accelerated melting of the island’s glaciers.”

According to the research, the rising coincides with the onset of warming that began about 30 years ago. The scientists first began using GPS technology to measure the uplift in 2006. They used 62 GPS stations located all across Iceland and looked at how fast those GPS stations were moving upward through time. What really surprised them was the speed at which some sites in Iceland were rising. They were not only moving upward very rapidly in the central and southern part of the island, but they were moving faster and faster each year. Some sites were rising as much as 3.5 centimetres a year.

This is important because previous research has shown a direct correspondence in Iceland between this motion upward and volcanic activity. Indeed, as the glaciers melt, the pressure on the underlying rocks decreases. Rocks at very high temperatures may stay in their solid phase if the pressure is high enough. As you reduce the pressure, you effectively lower the melting temperature. The pressure on the magma chamber decreases and causes eruptions. However, there is nothing to prove there exists a link between the 2010 Eyjafjallajökull eruption and the Holuhraun eruption, and the uplift of the Earth’s crust in Iceland.

Sources: Fox News & Daily Kos.

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Vue du Vatnajökull  (Photo:  C. Grandpey)

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Villarrica (Chili): Intensification de l’activité

drapeau francaisSuite à une augmentation de l’activité sismique, le SERNAGEOMIN a élevé à la couleur Orange le niveau d’alerte du Villarrica. De plus, une zone de sécurité interdite d’accès de 5 km de rayon à été mise en place autour du volcan. L’activité éruptive se limite actuellement à des épisodes stromboliens d’intensité faible à moyenne (voir photo ci-dessous).

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drapeau anglaisDue to an increase in seismicity, SERNAGEOMIN has elevated to Orange the alert level for Villarrica. A 5-km safety zone whose access is prohibited has been set up around the volcano. Eruptive activity currently consists of low to medium strombolian episodes (see photo below).

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Activité strombolienne dans le cratère du Villarrica  (Crédit photo:  SERNAGEOMIN)

 

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Yellowstone en hiver depuis le ciel // Yellowstone in winter from the sky

drapeau francaisAprès les vues panoramiques de la planète Mars et des volcans du Kamchatka, voici le Parc de Yellowstone vu depuis le ciel en hiver. En jouant avec la souris, vous pourrez survoler plusieurs sites du parc tels que le Norris Geyser Basin, le canyon de la Yellowstone River ou encore le Grand Prismatic. Pour passer d’un endroit à l’autre, il suffit de cliquer sur les doubles flèches au bas de l’image. Dix circuits aériens vous sont proposés. Bon voyage !

http://www.airpano.ru/files/Yellowstone-USA/2-2

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drapeau anglaisAfter the panoramic views of Mars and the volcanoes of Kamchatka, here is Yellowstone Park as seen from the sky in winter. By playing with the mouse, you can fly over several park sites such as the Norris Geyser Basin, the canyon of the Yellowstone River and the Grand Prismatic. To move from one place to another, just click on the double arrows at the bottom of the image. Ten air tours are available. Bon Voyage!
http://www.airpano.ru/files/Yellowstone-USA/2-2

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Yellowstone:  Grand Prismatic Spring  (Photo:  C.  Grandpey)

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Hawaiian Volcano Observatory (HVO): Bye bye Jim !

drapeau francaisVous n’avez probablement jamais entendu parler de Jim Kauahikaua. Cependant, cet homme discret a joué un rôle important dans la volcanologie en tant que scientifique responsable de l’Observatoire des Volcans d’Hawaii.
Jim, avec sa légendaire barbe et queue de cheval, a rejoint le personnel du HVO comme géophysicien en 1988. Ses recherches ont porté sur le magnétisme, la gravité et la résistivité électrique sur les volcans, ainsi que sur des techniques pour évaluer les risques des coulées de lave et leur quantification. Le 3 octobre 2004, Jim est devenu le 19ème  scientifique à la tête du HVO, le premier d’ascendance hawaïenne. Quand il se retirera le 8 mars, il aura passé plus de 10 ans à la tête du HVO, l’une des durées de responsabilité les plus longues de l’histoire de l’Observatoire. Le nom de son successeur sera cette semaine. Toutefois, Jim ne quittera pas complètement le HVO; il fera toujours partie du personnel en tant que un géophysicien-chercheur.
Depuis 2004, Jim a assisté à des changements majeurs dans les technologies de surveillance de l’activité sismique et volcanique. Les réseaux de surveillance ont été élargis et entièrement numérisés. Des réseaux de télémétrie ont été ajoutés pour assurer une connectivité en temps quasi-réel entre le HVO et les instruments de contrôle (plus d’une centaine) sur les volcans actifs de l’archipel hawaiien.
Un événement important dans le mandat de Jim Kauahikaua a été le centenaire du HVO en 2012. Il a mis en place une journée portes ouvertes qui a accueilli plus de 1400 habitants d’Hawaï et d’autres visiteurs. Il a aussi encouragé l’organisation d’un colloque international de volcanologues axé sur l’étude des volcans et des séismes à Hawaii.
J’ai rencontré Jim Kauahikaua au HVO en 2007 quand j’ai commencé mon travail de recherche sur le processus de refroidissement de la lave (voir résumé dans la colonne de gauche de ce blog). Je me souviens d’un homme très discret mais réceptif qui m’a montré des centaines de diapositives de coulées de lave sur le Kilauea. Il m’a aussi donné des conseils qui m’ont beaucoup aidé dans mon travail sur le terrain.

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drapeau anglaisYou probably never heard about Jim Kauahikaua. However, this discreet man played an important part in volcanology as the scientist in charge of the Hawaiian Volcano Observatory in Hawaii.

Jim, known for his beard and ponytail, joined HVO’s staff as a geophysicist in 1988.  His research focused on magnetic, gravity, and electrical resistivity studies of Hawaiian volcanoes and techniques for assessing lava flow hazards and quantifying lava flow emplacement. On October 3rd, 2004, Jim was named HVO’s 19th Scientist-in-Charge, the first of Hawaiian ancestry. When he steps aside on March 8th, he will have served as lead scientist for more than 10 years, one of the longest terms in HVO’s history. The name of his successor will be revealed this week. Jim will not fully leave HVO; he will remain on the staff as a research geophysicist.

Since 2004, Jim has overseen substantial changes in HVO’s volcano and earthquake monitoring technologies and capabilities. Monitoring networks were expanded and made completely digital. Redundant telemetry paths were also added to ensure near-real-time connectivity between HVO and the more than 100 field-based monitoring instruments on Hawai’i’s active volcanoes.

A notable event in Jim Kauahikaua’s tenure as Scientist-in-Charge was HVO’s centennial celebration in 2012.  He guided plans for an open house, attended by more than 1,400 Hawai’i residents and visitors, and supported the organisation of an international gathering of volcanologists focused on the study of Hawaiian volcanoes and earthquakes.

I met Jim at HVO in 2007 when I started my research work on the cooling process of lava (see abstract in the left-hand column of this blog). I can remember a very discreet but receptive man who showed me hundreds of slides of Kilauea lava flows. He also gave me some tips to help me in my on-the-field work.

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Jim Kauahikaua  (Crédit photo:  USGS)

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Le Shiveluch (Kamchatka) perturbe le trafic aérien en Alaska // Shiveluch disrupts air traffic in Alaska

drapeau francaisAlaska Airlines indique que la mauvaise visibilité provoquée par la cendre du Shiveluch au Kamchatkavolcan est la cause des annulations de plusieurs vols le samedi 28 Février.
Deux vols entre Anchorage et Nome ont été annulés, ainsi que deux autres entre Anchorage et Béthel.
La politique d’Alaska Airlines interdit de vol à travers des zones de cendre identifiées.
Outre le Shiveluch, trois autres volcans sont en éruption au Kamchatka: le Klyuchevskoy, le Karymsky et le Zhupanovsky dont la couleur de l’alerte aérienne est Orange.
Il était prévu que la cendre se dissipe samedi après-midi.

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drapeau anglaisAlaska Airlines says low visibility caused by ash from Shiveluch volcano in Kamchatka is behind the cancellations of several flights in the state on Saturday February 28th.

Two flights between Anchorage and Nome were canceled on Saturday. Two other flights between Anchorage and Bethel were also canceled.

The flight policy of Alaska Airlines prohibits flying through areas of known ash.

Beside Shiveluch, three other volcanoes are actively erupting on Russia’s Kamchatka: Klyuchevskoy, Karymsky and Zhupanovsky whose aviation colour codes are Orange.

Winds were expected to cause the ash to dissipate by Saturday afternoon.

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Eruption du Shiveluch le 28 février 2015   (Crédit photo: Y. Demyanchuk / KVERT)

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L’ours blanc et le sous-marin noir // The white bear and the black submarine

drapeau francaisLes eaux de l’Arctique ne sont pas seulement menacées par l’exploration pétrolière et gazière; leur faune est également méprisés par l’armée, comme le prouve une photo publiée par le journal norvégien Barents Observer.
Réalisé dans un lieu indéterminé de l’Arctique, le cliché montre les membres de l’équipage d’un sous-marin nucléaire russe en train de jeter des déchets, principalement du vieux pain et des emballages en plastique afin d’attirer l’attention d’un ours polaire. On remarque aussi d’autres denrées alimentaires, des sacs en plastique, des bouteilles et d’autres déchets, à la fois dans l’eau et sur la banquise.
Ni la date, ni le lieu, ne sont connus. La scène se situe probablement quelque part dans le nord de la Mer de Barents ou au nord de l’archipel de Svalbard, dans l’Océan Arctique. Ce sont des eaux couvertes de glace où les sous-marins russes patrouillent régulièrement. Les eaux au large de la côte sibérienne ne sont pas assez profondes pour les sous-marins.
Le journal norvégien tient la photo d’Aleksandr Serebryanikov, bien connu sous le nom de Blogger51 à Mourmansk, capitale arctique de la Russie et centre administratif de la péninsule de Kola où sont basés les sous-marins nucléaires.
Le comportement de l’équipage du sous-marin a été critiqué à la fois par les autorités russes et norvégiennes qui reconnaissent qu’il faudra très longtemps avant que le plastique jeté dans la mer se décompose. Le processus de dégradation impliquera des fragments de plastique de différentes tailles que les oiseaux, les poissons et autres animaux marins confondent souvent avec leur proie et qui, une fois ingérés, peuvent entraîner la mort des animaux car leur système digestif se bloque.
La photo n’a pas été prise dans les eaux norvégiennes près de Svalbard. Si c’était le cas, la scène serait clairement une violation du Svalbard Environmental Protection Act, une loi sur la protection de l’environnement qui interdit «toute tentative pour attirer, poursuivre ou perturber les ours polaires ».

Toutefois, il n’existe pas de lois internationales concernant la décharge d’ordures à l’extérieur de la zone économique d’un pays. Tous les pays de l’Arctique ont leur propre interprétation. Par exemple, en Norvège, la législation sur la pollution interdit un tel acte dans ses eaux nationales. En ce qui concerne l’alimentation des ours polaires avec des ordures, ce n’est pas illégal, même si un tel comportement n’est pas jugé raisonnable.
En Russie, le président Vladimir Poutine est connu pour son soutien à la protection des ours polaires. Une partie du site Internet du Kremlin est même dédiée au programme de protection des ours polaires.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisArctic waters are not only threatened with oil and gas exploration ; their fauna is also despised by the military, as a photo released by the Norwegian newspaper Barents Observer proves it.

Taken at an unknown location in the Arctic, it shows crew members of a Russian nuclear-powered submarine throwing out loads of garbage, mainly old bread and plastic packaging, into the water to attract a polar bear’s attention. There are apparently also other foodstuffs, plastic bags, bottles and other garbage, both in the water and on the ice-floe.

Neither the date nor the location of the photo are known. It is likely somewhere in the northeastern Barents Sea or north of Svalbard in the Arctic Ocean. Those are the ice-covered waters where Russian submarines normally patrol. Waters outside the coast of Siberia are too shallow for submarines.

The Norwegian paper got the photo from Aleksandr Serebryanikov, well known as Blogger51 in Murmansk, Russia’s Arctic capital and the administration centre of the Kola Peninsula where the nuclear powered submarines are based.

The behaviour of the submarine crew was criticised both by Russian and Norwegian authorities who admit it will take a very long time before the plastic thrown into the sea decomposes. The degradation process will involve plastic fragments of different sizes that seabirds, fish and other animals often confuse with their prey and, if eaten, can cause death to the animals because their digestive system is blocked.

The photo of the Russian submarine crew was not taken within Norway’s waters near Svalbard. If it had happened at Svalbard, it would clearly violate the Svalbard Environmental Protection Act which bans “any attempt to lure, pursue or otherwise disturb polar bears”.

However, there are no international rules for dumping trash outside of a country’s exclusive economic zone. All Arctic nations have their own version. For example, Norway’s pollution legislation will prohibit this in its own national waters. As far as feeding trash to wild polar bears is concerned, it is not illegal, although not considered as a wise behaviour. .

In Russia, President Vladimir Putin is known for supporting the protection of polar bears. He even runs a dedicated site for the polar bear program at his Kremlin portal.

Source : Alaska Dispatch News.

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Crédit photo:   Aleksandr Serebryanikov, via le  Barents Observer.

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Qu’il soit sur la banquise ou sur le terre ferme, l’ours polaire doit être protégé  (Photo:  C. Grandpey)

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Holuhraun (Islande): L’éruption est terminée // The eruption is over

drapeau francaisL’éruption qui se déroulait dans l’Holuhraun depuis le 31 août 2014 vient de se terminer. Toutefois, on observe toujours une pollution gazeuse autour du site et les restrictions restent en vigueur au nord du Vatnajokull.

La couleur de l’alerte aérienne est passée de l’Orange au Jaune.

Finalement, la prévision de Haraldur Sigurdsson qui affirmait que l’éruption se terminerait le 4 mars n’était pas si mauvaise que ça !

Source: Met Office islandais.

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drapeau anglaisThe vol­canic erup­tion in Holuhraun, which be­gan on Au­gust 31st 2014, has come to an end.  Gas pol­lu­tion is still de­tected around the erup­tion site. No changes have been made to the re­stricted area north of Vat­na­jökull

The Avi­a­tion Colour Code for Bárðar­bunga has been down­graded from or­ange to Yel­low.

Haraldur Sigurdsson’s prediction (the eruption would end on March 4th) was good!

Source: Icelandic Met Office.

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Des drones dans le cratère du Marum (Vanuatu)

Voici quelques jours qu’une vidéo tourne en boucle sur la toile. Elle montre l’approche du lac de lave dans le cratère du Marum (Vanuatu) à l’aide de drones. Les images sont spectaculaires, mais le matériel n’a pas toujours résisté à la chaleur de la lave!
Les images en 3D réalisées à l’issue des survols sont intéressantes.

http://www.francetvinfo.fr/sciences/video-des-hommes-et-des-drones-plongent-dans-le-feu-d-un-volcan-au-vanuatu_836317.html#xtor=AL-79-%5Barticle%5D-%5Bconnexe%5D

Pour ceux que ça intéresse, voici quelques détails un peu techniques:
Les drones étaient des Phantom2Vision+  (Prix moyen: environ 1200 €)
Ils étaient équipées de caméras GoPro (le même type de caméras que celle dont la façade a fondu au contact de l’Holuhraun en Islande il y a quelques mois). Prix moyen: 200 €
Les images 3D du cratère ont été obtenues en retravaillant les images d’origine avec un logiciel Pix4D (Prix moyen: 8700 dollars, avec des propositions de location ponctuelle). A noter sur ce dernier point que l’IGN, et entre autres, Marc Pierrot-Deseilligny, a développé un logiciel gratuit Open Source qui s’appelle MicMac ! Plus d’information peuvent être obtenues directement sur le site de l’IGN :

http://logiciels.ign.fr/?Micmac

En tant qu’aéromodéliste (mon drone ne survole pas Paris!), j’ai toujours pensé que les drones pourraient être utilisés en volcanologie. Il faudra toutefois leur apporter un certain nombre d’améliorations (protection et résistance des matériaux à la chaleur) pour les utiliser dans les conditions parfois extrêmes des cratères en feu.

Marum-blog

Lac de lave du Marum en 2012  (Crédit photo:  Wikipedia)

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