Fogo (Cap Vert): L’éruption n’est toujours pas terminée // The eruption is not over yet

drapeau francaisOn n’en parle pas beaucoup parce qu’elle ne menace plus des zones habitués mais l’éruption du Pico do Fogo n’est toujours pas terminée. L’activité s’est même légèrement intensifiée au cours des derniers jours avec une émission de lave au pied du cône éruptif. La lave se dirige vers le Monte Beco et le Monte Saia en avançant sur d’anciennes coulées solidifiées. Toutefois, le débit est faible et la lave avance seulement à une vitesse moyenne de 1,5 mètre par heure. Il se pourrait qu’elle menace un champ cultivé, mais il lui faudra d’abord traverser une zone vallonnée avant de l’atteindre.

Le volcan continue par ailleurs à émettre des gaz avec de petites explosions et un panache éruptif qui montent jusqu’à environ 200 mètres de hauteur.

Source : Ocean Press.

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drapeau anglaisLittle is said about it because it is no longer a threat to populated areas, but the eruption of Pico do Fogo is not over yet. Activity even slightly increased in the past days with an emission of lava at the base of the cone and flows that are moving towards Monte Beco and Monte Saia on the layers of the already solidified lava. However, the emission rate is very low and lava progresses at an average rate of 1.5 metres/ hour. It might threaten a field but has yet to cross small elevations before getting to that area.
The volcano also continues to emit gas with small explosions and an eruptive column about 200 metres high.
Source: Ocean Press.

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Kilauea (Hawaii / Etats Unis): La situation n’a guère évolué // The situation has not much changed

drapeau francaisDans son dernier bulletin, la Protection Civile indique que la coulée de lave qui avait parcouru 45 mètres lundi s’est immobilisée après une semaine de faible activité. Le front de coulée actif a tendance à s’élargir et s’étale maintenant sur une trentaine de mètres, à environ 500 mètres de la Route 130 (secteur du poste de police et de la caserne de pompiers).

Des coulées secondaires continuent à apparaître sur la bordure nord de la coulée du 27 juin, à 1,5 – 2 km en amont du front qui reste immobile. Ces coulées restent actives mais elles ne progressent pas de manière significative. Dans le même temps, les fortes pluies de ces derniers jours ont éteint des feux qui avaient tendance à ce multiplier, à cause de la sécheresse, dans la végétation traversée par la lave.

Le tiltmeter sur le Pu’uO’o continue à montrer des valeurs stables. Comme je l’ai expliqué précédemment, tant que l’alimentation à la source ne connaîtra pas de variations dignes de ce nom, la lave aura du mal à aller beaucoup plus loin et à atteindre la Highway 130.

Afin de mieux comprendre les bulletins du HVO et de la Protection Civile hawaiienne, voici quelques tuyaux concernant le vocabulaire le plus fréquemment utilisé (le traducteur Google est souvent fantaisiste!) :

Breakout : Emission de lave (parfois coulée éphémère), en général à l’intérieur de la coulée principale.

Distal front : Front de coulée le plus éloigné de la source.

Downslope (makai en hawaiien) : en aval.

Flow, flux : Coulée.

Kipuka (hawaiien) : Ilot de végétation.

Leading edge : Front de coulée

Path : Trajectoire empruntée par la coulée

Stalled(= idle) : immobile, à l’arrêt.

Upslope (mauka en hawaiien) : en amont.

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drapeau anglaisIn its latest update, Hawaii County Civil Defence said the latest lava flow stalled after moving 45 metres on Monday after almost a week of little activity. The leading edge tends to widen; it is about 30 metres wide and about 500 metres from the area of Highway 130, near the Pahoa police and fire stations.

Breakouts continue along the north side of the flow about 1.5 – 2 km behind the front. They remain active but have not advanced significantly. Meanwhile, the rain helped prevent brush fires that had become more frequent during the past few weeks as weather conditions were relatively dry.

The tiltmeter on Pu’uO’o does not show significant changes. As I put it before, as long as the lava output at the source remains unchanged, lava will find it difficult to move much further toward Highway 130.

Pahoa-blog

Exemple de « breakout »: Emission de lave en marge ou à l’intérieur de la coulée principale.

(Crédit photo:  HVO)

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Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

drapeau francaisAprès avoir été levée le 1er décembre 2014, à nouveau décrétée le 4 décembre et reconduite le 22 décembre, la phase de Vigilance a été levée le 16 janvier 2015, suite à une diminution de la sismicité ces dernières semaines. L’accès au sommet du volcan et aux sentiers balisés est à nouveau ouvert au public.

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drapeau anglaisAfter being cancelled on December 1st 2014, enforced again on December 4th, extended on December 22nd, the Watch alert level was finally cancelled on January 16th 2015 after a decrease in seismicity. Access to the summit area of the volcano is again allowed and the marked trails are open to the public.

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Colima (Mexique): Le volcan régale les médias! // The volcano delights the media!

drapeau francaisAu nord de la ville de Colima, dans l’Ouest du Mexique, Le Fuego de Colima dresse son  cône  majestueux  dont le sommet est périodiquement secoué par des éruptions qui, si elles ne menacent pas les zones habitées, restent spectaculaires et font le bonheur de la presse internationale. Le volcan a connu un nouvel épisode éruptif dimanche, comme ont peu le voir sur cette petite vidéo mise en ligne par l’agence Reuters :

http://www.reuters.com/video/2015/01/27/mexicos-volcano-of-fire-erupts-again?videoId=363006455&videoChannel=117760&channelName=World+News

Avec un peu de chance, vous pourrez assister en direct à une séquence éruptive grâce à la webcam accessible à cette adresse :

http://www.webcamsdemexico.com/webcam-volcan-de-colima.html

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drapeau anglaisNorth of the city of Colima, western Mexico, stands the Fuego de Colima whose majestic cone is periodically shaken by eruptions which, although they are not a threat to populated areas, are spectacular and delight the international press. The volcano went through a new eruptive episode last Sunday, as can be seen in this short video posted online by the Reuters press agency:
http://www.reuters.com/video/2015/01/27/mexicos-volcano-of-fire-erupts-again?videoId=363006455&videoChannel=117760&channelName=World+News

With a bit of luck, you will see live a eruptive sequence through webcam available at:
http://www.webcamsdemexico.com/webcam-volcan-de-colima.html

Colima-blog

Volcán de Colima (à gauche)  et Nevado de Colima (à droite)  [Crédit photo:  Wikipedia]

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Hunga Ha’apai (Iles Tonga): L’éruption est terminée // The eruption is over

drapeau francaisD’après les autorités des Iles Tonga, l’éruption qui a débuté il y a environ cinq semaines est maintenant terminée. La bouche active n’émet plus de cendre, de gaz ou de vapeur. La nouvelle terre formée par l’éruption présente une hauteur d’environ 120 mètres pour une largeur qui varie entre 1,5  et 2 km. Cette nouvelle terre est collée à Hunga Ha’apai et se trouve à environ 200 mètres de Hunga Tonga. Au cours de l’éruption, toute la zone était recouverte de cendre de couleur sombre mais l’oxydation a donné une couleur plus claire à tous ces dépôts.

Source : New Zealand Herald.

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drapeau anglaisAccording to authorities in Tonga, the eruption which started around five weeks is now over. There is no sign of any emissions of ash, gas or steam coming from the eruptive vent. The new land mass is about 120 metres high with a width of 1.5 – 2 km. It has joined with Hunga Ha’apai and is about 200 metres short of Hunga Tonga. The area was covered with dark coloured ash from the eruption but oxidation has changed the sediments into lighter colours.
Source: New Zealand Herald.

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Nishino-shima (Japon): L’éruption continue

drapeau francaisLes gardes-côtes japonais ont mis en ligne de nouvelles images de l’île Nishino-shima qui est en éruption depuis Novembre 2013. Les prises de vues montrent que l’activité reste soutenue et que l’île n’est pas près de disparaître sous les assauts des vagues.
Le dernier survol de Nishino-shima a eu lieu le 21 janvier 2015 et l’activité n’a guère évolué depuis la précédente visite du 25 décembre 2014. Comme on peut le voir sur les images (http://www1.kaiho.mlit.go.jp/GIJUTSUKOKUSAI/kaiikiDB/video/2013nishinoshima/20150121movie_V.mp4 ), on observe 5 à 6 explosions par minute dans le cratère principal, avec des projections de matériaux pyroclastiques. Le panache de gaz atteint 500 mètres de hauteur et il est toujours conseillé aux navires de ne pas s’approcher à moins de 6 km de l’île.
La coulée de lave se dirige maintenant vers l’est et contribue à l’agrandissement de l’île, comme on peut le voir sur les images fournies par la caméra thermique (http://www1.kaiho.mlit.go.jp/GIJUTSUKOKUSAI/kaiikiDB/video/2013nishinoshima/20150121movie_IR1.mp4). L’arrivée de la lave dans la mer entraîne une décoloration de l’eau qui vire au jaune-vert sur une largeur de 200-300 mètres, phénomène régulièrement observé dans ce genre de situation.

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drapeau anglaisThe Japanese Coast Guard has posted new images of Nishino-shima island which has been erupting since November 2013. The video shows that activity remains high and that the island is not about to disappear under the assaults of the waves.
The last overflight of Nishino-shima took place January 21st, 2015 and activity had not changed since the previous visit on December 25th 2014. As can be seen in the images (http: //www1.kaiho.mlit .go.jp / GIJUTSUKOKUSAI / kaiikiDB / video / 2013nishinoshima / 20150121movie_V.mp4), one can observe 5-6 explosions per minute in the main crater, with ejections of pyroclastic materials. The gas plume reaches a height of 500 metres. Ships are advised not to approach within 6 km of the island.
The lava flow is now heading towards the east and contributes to the expansion of the island, as we can see from the images provided by the thermal camera (http://www1.kaiho.mlit.go.jp/ HOKUSAI / kaiikiDB / video / 2013nishinoshima / 20150121movie_IR1.mp4). The arrival of lava into the sea causes a discoloration of the water which turns yellow-green over a width of 200-300 metres, a phenomenon regularly observed in this kind of situation.

Nishino-blog

Crédit photo: Japanese Coastguard

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Le feu de la Terre n’est pas toujours volcanique! // The Earth’s fire is not always volcanic!

drapeau francaisOn parle souvent de volcans comme le Stromboli ou le Kilauea qui sont en éruption depuis des lustres. Cependant, il existe d’autres endroits sur Terre qui ne sont pas volcaniques mais dont la chaleur ronge la surface de la planète. Ainsi, le 18 septembre 2013, j’ai écrit une note sur « un feu mystérieux dans l’Intérieur de l’Alaska ».
De la même façon, personne ne sait vraiment dans quelles circonstances une veine de charbon a commencé à se consumer en Australie, dans les Nouvelles Galles du Sud, sous la Burning Mountain, également connue sous le nom de Mont Wingen («feu» en langue autochtone). Toujours est-il que ce gisement, qui se trouve à une trentaine de mètres sous la surface, brûle depuis environ 5500 années, ce qui en fait le plus long feu continu sur Terre.
Comme d’habitude, une légende agrémente ce feu intérieur de la planète. Les aborigènes Wanaruah – qui sont les propriétaires de la Burning Mountain – expliquent qu’un jour un autre peuple aborigène du nord, les Gumaroi, a lancé une attaque pour voler les femmes Wanaruah et en faire leurs épouses. Ayant eu vent de cette attaque, les Wanaruah envoyèrent leurs guerriers affronter les Gumaroi. La femme d’un guerrier Wanaruah était assise au sommet de la paroi sud de la montagne et attendait le retour de son mari, mais il ne revint jamais. La femme fut si triste qu’elle demanda à Biamie, le grand dieu du ciel, de la tuer. Biamie eut pitié d’elle et, au lieu de la tuer, il la transforma en pierre. En se transformant en pierre, elle versa des larmes de feu qui embrasèrent la montagne.
On pense que le peuple Wanaruah a utilisé les bouches de la Burning Mountain pour profiter de leur chaleur, pour en tirer de l’ocre, pour la cuisine et la fabrication d’outils avec les roches rendues plus dures par la chaleur. Des fragments de roche travaillées et utilisées comme outils ont été trouvés dans les couches superficielles du sol.
Lorsqu’un colon australien a exploré la montagne en 1828, il a pensé qu’il avait découvert un volcan. Aujourd’hui, la Burning Mountain et son paysage étrange sont devenus une attraction touristique. Le feu a causé des dommages considérables à la végétation de la région. Comme on peut le lire dans un guide local, «le chemin emprunté par le feu a laissé une trace aride et rocheuse, sans aucun signe de vie. »
L’utilisation commerciale des gaz sulfureux émis par la montagne a commencé dans les années 1890 et s’est poursuivie jusqu’aux années 1960, avec la confection de crèmes et autres liquides riches en soufre et vendus sous le nom de Winjennia ‘ et ‘ Sulfazone ‘. Jusqu’aux années 1960, la Burning Mountain a été utilisée pour produire un liquide à usage médical. L’extraction a toutefois été abandonnée par la suite.
Source: Bureau australien de l’Environnement et du Patrimoine

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drapeau anglaisWe often speak of volcanoes like Stromboli or Kilauea that have been erupting for a very long time. However, there are other places on Earth which are not volcanic but which keep the surface of the planet burning. On September 18th 2013, I wrote a note about “a mysterious fire in Interior Alaska”.

In the same way, nobody is sure how the coal seam beneath Burning Mountain, also known as Mount Wingen (“fire” in an aboriginal language), originally ignited in Australia’s New South Wales. But a coal seam 30 metres below the surface has been burning for an estimated 5,500 years, making it the longest continuous fire on the planet.

As usual, there is a legend about this internal fire of the Earth. The Wanaruah Aboriginal people – who are the traditional owners of Burning Mountain – explain that one day the Gumaroi Aboriginal people in the north sent a raiding party to steal Wanaruah women for wives. Having heard of the plan, the Wanaruah people sent their warriors to do battle with the raiding party. A Wanaruah warrior’s wife sat at the top of the southern rock face to wait for her husband’s return. When he did not come back from the battle, the woman was so sad that she asked the great sky god, Biamie, to kill her. Biamie felt so sorry for her that he turned her into stone, and as she turned to stone she cried tears of fire that set the mountain alight.

The Wanaruah people may have used the vent of Burning Mountain for warmth, ochre, cooking and making tools with the hardened, baked rocks. Worked rock fragments used as tools have been found in the uppermost soil layers.

When an Australian settler found the mountain in 1828, he assumed that he had discovered a volcano. Today, Burning Mountain and its weird landscape have become a tourist attraction.  The fire has caused massive ecological damage to the area’s vegetation. As a local guidebook puts it, “the path of the fire has left a barren and rocky trail, with no traces of life.”

Commercial use of the sulphurous gases emitted by the mountain occurred from the 1890s until the 1960s, with sulphur-rich creams and liquids sold under the names ‘Winjennia’ and ‘Sulfazone’. Until the 1960s, Burning Mountain was used for the production of a liquid that was thought to be of medicinal use. The extraction was later abandoned.

Source: Australian Office of Environment and Heritage.

Burning-Mountain

Vue du sommet de la Burning Mountain  (Source:  Wikipedia)

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Des parchemins d’Herculanum livrent leurs secrets // Scrolls of Herculaneum are telling their secrets

drapeau francaisLes scientifiques ont réussi à lire certaines parties d’un ancien parchemin qui avait été enseveli lors de l’éruption du Vésuve en l’an 79. Le parchemin figure parmi des centaines d’autres découverts dans les restes d’une villa à Herculanum.
Certains des textes qui se trouvaient dans la Villa des Papyrus ont été déchiffrés depuis leur découverte dans les années 1750. Toutefois, beaucoup d’autres restent un mystère pour la science parce qu’ils ont été entièrement recouverts de matériaux volcaniques à haute température et ils sont tellement endommagés que le simple fait de dérouler le papyrus sur lequel ils ont été écrits les détruirait complètement.
Les précédentes tentatives pour déchiffrer les manuscrits n’ont pas permis d’obtenir des textes lisibles parce que l’encre utilisée dans les temps anciens était faite à partir d’un mélange de charbon et de gomme qui ne permet absolument pas de la différencier du papyrus brûlé.
Les scientifiques ont alors décidé d’essayer une technique appelée tomographie par contraste de phase qui avait déjà été utilisée pour examiner des fossiles sans les endommager. La tomographie par contraste de phase profite de subtiles différences dans la façon dont le rayonnement – tels que les rayons X – passe à travers différentes substances, en l’occurrence le papyrus et l’encre.
En travaillant dans un laboratoire de l’European Synchrotron Radiation Facility (ESRF) de Grenoble, les chercheurs ont constaté qu’ils étaient en mesure de déchiffrer plusieurs lettres, ce qui prouve que la méthode pourra probablement être utilisée pour lire ce qui se cache à l’intérieur des rouleaux de parchemins. Dans une autre étape, ils ont comparé l’écriture à celle d’autres textes, ce qui leur a permis de conclure qu’il s’agissait probablement du travail de Philodème, un poète et philosophe épicurien décédé environ un siècle avant l’éruption du Vésuve. Le prochain défi sera d’automatiser le processus laborieux consistant à scanner les morceaux carbonisés de papyrus et à déchiffrer leurs textes, afin que quelque 700 autres rouleaux stockés à Naples puissent être lus.
La nouvelle technique, qui a été détaillée dans un article publié dans la revue Nature Communications, pourrait bien permettre de mettre à jour d’anciennes idées philosophiques cachées à notre vue pendant près de deux millénaires. Pour beaucoup, les parchemins représentent une bibliothèque des textes épicuriens à une époque où cette philosophie a influencé les plus importants auteurs latins comme Virgile, Horace et Cicéron.
Source: Presse mondiale.

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drapeau anglaisScientists have succeeded in reading parts of an ancient scroll that was buried by the eruption of Mount Vesuvius in A.D. 79. The scroll is among hundreds retrieved from the remains of a villa at Herculaneum.

Some of the texts from what is called the Villa of the Papyri have been deciphered since they were discovered in the 1750s. But many more remain a mystery to science because they were completely covered in blazing-hot volcanic material and so badly damaged that unrolling the papyrus they were written on would have destroyed them completely.

Previous attempts to decipher the scrolls failed to yield any readable texts because the ink used in ancient times was made from a mixture of charcoal and gum, which makes it indistinguishable from the burned papyrus.

Scientists then decided to try a method called phase contrast tomography that had previously been used to examine fossils without damaging them. Phase contrast tomography takes advantage of subtle differences in the way radiation — such as X-rays — passes through different substances, in this case papyrus and ink.

Using a laboratory at the European Synchrotron Radiation Facility in Grenoble, the researchers found they were able to decipher several letters, proving that the method could be used to read what’s hidden inside the scrolls. In a further step, they compared the handwriting to that of other texts, allowing them to conclude that it was likely the work of Philodemus, a poet and Epicurean philosopher who died about a century before the volcanic eruption.

The next challenge will be to automate the laborious process of scanning the charred lumps of papyrus and deciphering the texts inside them, so that some 700 further scrolls stored in Naples can be read.

The new technique, which was detailed in an article published in the journal Nature Communications, may well mark a breakthrough for the researchers’ efforts to unlock the ancient philosophical ideas hidden from view for almost two millennia. To many, the scrolls represent a philosophical library of Epicurean texts from a time when this philosophy influenced the most important classical Latin authors, such as Virgil, Horace and Cicero.

Source : World press.

Villa-of-the-papyri

Vue de la Villa des Papyrus à Herculanum  (Crédit photo: Wikipedia)

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Le sommet de l’Etna (Sicile / Italie) // The summit of Mount Etna (Sicily / Italy)

drapeau francaisLes scientifiques de l’INGV ont effectué le 15 janvier 2015 un survol de la zone sommitale de l’Etna. Les bonnes conditions météo ont permis de prendre d’excellentes photos des cratères qui donnent une bonne idée de la situation du volcan à l’heure actuelle. Vous pourrez voir toutes les photos en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://www.ct.ingv.it/it/?option=com_content&view=article&id=1044

Les mesures thermiques ont montré l’existence d’un cône actif à l’intérieur de la Voragine (le cratère central de l’Etna), tandis que le plancher de la Bocca Nuova était effondré dans sa partie centrale. On y observait la présence d’un pit crater de forme circulaire semblable à celui observé en août 2014.
On pouvait voir à l’intérieur du Cratère NE un cône de dégazage dont l’aspect n’avait pas changé depuis août 2014. La lèvre du cratère montre toujours un champ de fractures concentriques.
Le Cratère Sud-Est (CSE) et le Nouveau Cratère SE (NCSE) – qui s’est formé sur flanc Est de son voisin – sont traversés par un faisceau de fractures orientées NE-SW. Le plancher du NCSE se trouve à une profondeur estimée à environ 60-70 mètres et est obstrué par des matériaux. Les fissures éruptives apparues le 28 décembre 2014, orientées vers le NE et le SO, ne montrent pas d’anomalies thermiques, ce qui laisse supposer qu’elles sont occupées par des produits d’effondrement.

L’article de l’INGV s’attarde ensuite sur le champ de lave formé lors de l’épisode éruptif du 28 décembre, avec un superbe schéma explicatif visible à cette adresse :

http://www.ct.ingv.it/images/20150114_Fig10.jpg

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drapeau anglaisINGV scientists performed an overflight of the summit area of Mount Etna on January 15th. Good weather conditions allowed to take excellent photos of the craters, which gives a good idea of the current situation of the volcano. You will see all the pictures by clicking this link:
http://www.ct.ingv.it/it/?option=com_content&view=article&id=1044

Thermal measurements showed the existence of an active cone inside the Voragine (the central crater of Mt Etna), while the floor of Bocca Nuova collapsed in its central part. There was a circular pit crater similar to the one observed in August 2014.
The scientists could see a degassing cone inside the NE Crater whose aspet had not changed since August 2014. The rim of the crater still showed a field of concentric fractures.
The South East Crater (SEC) and the New SE Crater (NSEC) – which was formed on eastern flank of its neighbour – are crossed by a network of fractures which are oriented NE-SW. The floor of the NSEC is about 60-70 m deep, and is blocked by material. The eruptive fissures that appeared on December 28th, 2014, oriented NE and SW, show no thermal anomalies, suggesting that they are occupied by collapse products.
The INGV article then deals with the lava field formed during the eruptive episode of 28 December, with a superb explanatory diagram that can be seen at:
http://www.ct.ingv.it/images/20150114_Fig10.jpg

Etna-cratères

Cette photo montre parfaitement les cratères sommitaux de l’Etna : Au 1er plan, on distingue le plancher obstrué du Nouveau Cratère SE avec l’ancien Cratère SE juste derrière lui. Au fond à droite, on découvre de Cratère NE. A gauche, des nuages de gaz et de vapeur sortent de la Voragine et de sa sœur jumelle, la Bocca Nuova  (Source: INGV).

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La cendre du Shiveluch (Kamchatka) perturbe le trafic aérien en Alaska // Ash from Shiveluch volcano disrupts air traffic in Alaska

drapeau francaisLa cendre du Shiveluch (Kamtchatka) a obligé jeudi soir, au cours d’un vol de nuit, un avion à éviter le secteur de la ville de Nome en Alaska. Le National Weather Service de Nome a indiqué que le nuage de cendre se situait au niveau moyen et au niveau inférieur du jet stream qui le poussait vers l’est en direction de l’Alaska. Le panache a ensuite rencontré un système de hautes pressions au-dessus de la Mer de Béring, ce qui a maintenu le nuage de cendre au-dessus de la partie centrale et orientale du Norton Sound (baie ouverte sur la Mer de Béring le long de la côte occidentale de l’Alaska).
La compagnie Alaska Airlines a confirmé que l’avion avait évité la zone de Nome en raison de la cendre volcanique. Le vol de nuit avait d’abord relié Anchorage à Kotzebue sans incident. L’avion a ensuite quitté Kotzebue à 19h03 et le pilote a remarqué de la « brume dans la région» de Nome. Conformément à la politique de la compagnie aérienne de «ne jamais voler à travers des zones de cendre connues », le pilote a dérouté l’avion qui a atterri à Anchorage (sa destination finale) à 20h33
Les prévisionnistes ont indiqué que le panache descendait le long de la côte du Norton Sound et était susceptible d’atteindre le delta du Yukon avant de se dissiper pendant la journée suivante.
Selon le KVERT, les « éruptions explosives du volcan continuent. Des explosions de cendre jusqu’à 10 km d’altitude peuvent survenir à tout moment et affecter le trafic aérien ».
Encore une fois, on peut se demander pourquoi le système AVOID (censé aider les pilotes à détecter la cendre volcanique et leur permettre de voler en toute sécurité) n’est jamais mentionné dans de telles circonstances. Il semble y avoir un gouffre entre les tests effectués avec des sacs de sable au-dessus du Golfe de Gascogne et les circonstances réelles dans la Mer de Béring!
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisAsh from Shiveluch volcano in Kamchatka diverted the nightly flight into Nome Thursday. Forecasters with the National Weather Service in Nome said that the ash cloud went to the mid level and lower level of the jet stream, sending it east toward Alaska. The plume then combined with a high pressure system over the Bering Sea, suspending the ash cloud over the central and eastern Norton Sound.

Alaska Airlines confirmed the flight overflew Nome due to the volcanic ash in the area. The nightly flight made it from Anchorage to Kotzebue without incident. The plane left Kotzebue at 7:03 p.m. and “observed a haze in the area” around Nome. Following the airline’s policy of “never flying through areas of known ash,” the crew diverted the plane to Anchorage (the flight’s ultimate destination) and landed at 8:33 p.m.

Forecasters say the plume is moving down the Norton Sound coast and could move over the Yukon Delta before likely dissipating within the next day or so.

According to KVERT, “explosive eruptions of the volcano continue. Ash explosions up to 10 km could occur at any time and affect air traffic”.

Again, we may wonder why the AVOID system (supposed to help pilots detect ash and help them fly safely) is never mentioned in such circumstances. There seems to be a long way between the tests performed with sand bags over the Bay of Biscaye and real circumstances in the Bering Sea!

Source: Alaska Dispatch News.

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