La coulée de lave Kahauale`a 2: Une menace pour Puna? // The Kahauale`a 2 lava flow: A threat to Puna?

drapeau francaisL’éruption du Kilauea continue sans changement significatif. Les spatter cones dans la partie NE du cratère du Pu’uO’o continuent d’alimenter la coulée Kahauale` 2. L’image satellite la plus récente acquise le 9 avril montre que le front actif se trouve à 8.3 km au NE du Pu’u’O’o.
Certains habitants du district de Puna commencent à être inquiets et aimeraient savoir comment la coulée de lave se comportera à l’avenir. L’un d’eux a déclaré : “Heureusement, nous avons parlé à la déesse (Pélé) et elle pourra peut-être la faire se diriger dans une autre direction.” Selon Jim Kauahikaua, scientifique responsable du HVO, “la lave n’a pas beaucoup progressé depuis l’année dernière.”
Indépendamment de sa vitesse d’escargot, la coulée de lave est considérée comme une menace potentielle. Lors d’une réunion jeudi dernier à Mountain View, les autorités ont rencontré des habitants du district de Puna. La principale question était de savoir si la lave présentait un danger pour les maisons. Les scientifiques du HVO et les responsables de la Protection Civile indiquent que la coulée Kahauale’a 2 ne représente pas une «menace imminente» pour les biens. La préoccupation immédiate est de savoir quel effet la lave peut avoir sur la forêt dans la zone de la réserve naturelle Kahauale’a où elle se trouve actuellement. Elle pourrait faire naître des feux de broussailles accompagnés de nuages de fumée. En plus de la coulée de lave et de l’éruption, ces facteurs environnementaux pourraient constituer un danger pour la communauté.
Comme avec n’importe quelle coulée de lave du Kilauea, on peut toujours craindre le pire. Pour les habitants de Puna, si la lave venait à recouvrir la route 130, ce serait un sérieux problème. Si elle coulait jusqu’à l’océan, Puna serait totalement isolée. Les gens devraient prendre la voie des airs pour y accéder.
Source : KITV.COM.

——————————————–

drapeau anglaisThe eruption of Kilauea continues without any significant changes. The northeast spatter-cone complex within Pu’uO’o Crater continues to feed the Kahauale`a 2 lava flow. The most recent satellite image acquired on April 9th showed the active tip of the flow at 8.3 km NE from Pu`u `O`o.

Some residents who live in the Puna District are getting anxious and would like to know how the lava flow will behave in the future. Said one resident: “Hopefully we talk to the goddess (Pele) and maybe she might just wash it the other way.” According to Jim Kauahikaua, scientist-in-charge at the HVO, “it hasn’t really advanced much since late last year.”
Regardless of its snail-paced progress, the lava flow is seen as a potential menace. During a meeting last Thursday in Mountain View, officials met with Puna District residents. The most pressing question was whether the lava poses a danger to the homes. HVO scientists and Civil Defence authorities indicate that the Kahauale’a 2 flow does not represent an “imminent threat” to property. The immediate concern is what the lava may do to forest in the Kahauale’a Natural Reserve Area, where the flow is currently located. It could pose a brush fire hazard as well as the smoke conditions. In addition to the lava flow and eruption, those environmental factors could pose a hazard to the community.
However, as with any lava flow from Kilauea, there’s always a worst-case scenario. For residents of Puna, having Highway 130 resurfaced by the lava flow would be a very big deal.
If it went all the way to the ocean, Puna would be totally isolated, totally cut off. People would have to fly in to get in there.

Source: KITV.COM.

Coulée-Kilauea

La lave continue à avancer lentement dans la forêt au NE du Pu’uO’o  (Crédit photo: HVO)

Report This Post

Laisser un commentaire

Classé dans Hawaii, volcans

Ubinas (Pérou): Evacuation de la population

drapeau francaisLes autorités péruviennes ont ordonné l’évacuation préventive de 4 000 personnes à Querapi, près de l’Ubinas qui a émis des panaches de cendre atteignant 4 kilomètres de hauteur. L’activité du volcan, qui avait augmenté cette semaine avec plusieurs explosions d’intensité faible à modérée et des nuages ​​de cendre, a atteint sa plus forte intensité aujourd’hui. Le gouvernement a déclaré l’état d’urgence dans les provinces voisines.
L’agence de presse Andina rapporte les propos du Ministre de l’Agriculture qui a déclaré qu’il faudrait trois jours à partir de ce jeudi pour déplacer les habitants vers deux districts du sud avec leurs 30 000 moutons, vaches, chevaux, ânes et autres animaux.
Le Ministère de la Santé péruvien précise qu’une quarantaine de personnes se sont plaintes d’inflammations des yeux et de l’estomac provoquées par les retombées de cendre de l’Ubinas depuis le 29 Mars.
Source: Presse péruvienne.

 ——————————————

drapeau anglaisPeruvian authorities have ordered the preventative evacuation of 4,000 people in Querapi near the Ubinas volcano, which has been spouting ash clouds up to 4 kilometres high. The volcano’s activity increased this week, with several small to moderate explosions and ash clouds culminated with today’s violent ones. The government declared a state of emergency in nearby provinces.

The Andina state news agency quotes the Agriculture Minister as saying it will take three days Thursday to move the residents of two southern districts and their 30,000 sheep, cows, horses, burros and other animals.

Peru’s health ministry says about 40 people have complained of eye inflammation and stomach problems from ash that has been falling from Ubinas since March 29th.

Source: Peruvian press.

Report This Post

Laisser un commentaire

Classé dans Amérique du Sud, volcans

Eyjafjallajökull: L’art … et l’argent !

drapeau francaisIl suffit que j’évoque l’Eyjafjallajökull  pour qu’il fasse l’objet d’un nouvel article dans la presse! C’est ainsi que l’on apprend qu’une nouvelle montre va rendre hommage au volcan islandais qui a mis en rade des milliers de passagers aériens en 2010.

Le fabricant helvétique RJ-Romain Jerome vient de donner naissance à l’Eyjafjallajöjull-Evo, une montre qui présente un boîtier de 43 mm en acier PVD noir imaginé par Daniel Haas. A l’intérieur, le cadran évoque la pierre de lave tandis que les aiguilles rappellent les avions cloués au sol. Humour suisse ? La montre s’attachera à votre poignet grâce à un bracelet noir en peau d’alligator. Elle sortira en série limitée de 99 pièces. Vous pourrez l’acquérir pour 13950 francs suisses, soit environ 11500 euros.

 Montre-01

Personnellement, même si la montre est belle et si j’aime les volcans, je ne suis pas disposé à investir une telle somme dans une montre. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas la première fois qu’une montre est dédiée aux volcans. Il y a quelques années, la firme Swatch a sorti en série limitée une montre très originale montrant le Vésuve, avec un bracelet en couleur évoquant la Campanie. J’ai réussi à acheter cette montre….pour quelques dizaines de francs seulement à l’époque !

 Montre-02

 ——————————————–

drapeau anglaisI had barely written the previous note about Eyjafjallajökull, when I found another press item revealing that a new watch would pay homage to the Icelandic volcano that stranded thousands of air passengers in 2010.

Swiss watch-maker RJ-Romain Jerome has just designed the Eyjafjallajökull-Evo, boasting a 43mm black PVD-coated steel case designed by Daniel Haas. Inside, the base of the dial features lava stone, with the tips of the minute and hour hands designed to look like grounded aircraft. Swiss humour? The watch also shows a black alligator leather strap. It comes in a limited edition of 99 pieces and is priced at CHF 13,950 (approximately 11,500 euros).

Source : Times Live.

Personally, whatever the design of the watch and my love for volcanoes, I’m not ready to invest this amount of money in a watch. Anyway, it is not the first time a watch has been dedicated to volcanoes. A few years ago, the Swatch Company produced a limited number of a very nice watch showing Mount Vesuvius with a strap showing scenes of Campania. I managed to get one of these …for a few ten francs at the time!

Report This Post

Laisser un commentaire

Classé dans Islande, Loisirs, Shopping, volcans

Quand l’Eyjafjallajökull refait parler de lui ! // The Eyjafjallajökull story is not over yet !

drapeau francaisL’éruption de l’Eyjafjallajökull en 2010 a causé beaucoup de problèmes pratiques. En effet, en raison des nuages ​​de cendre vomis par le volcan, les avions sont restés cloués au sol dans de nombreux aéroports et leurs passagers furent dans l’impossibilité de rentrer à la maison ou, pire encore, de se rendre à leur travail ! Plusieurs passagers bloqués ont poursuivi les compagnies aériennes qui refusaient de rembourser leurs billets d’avion. D’autres sont allés en justice contre leurs entreprises parce qu’elles refusaient de payer les jours de travail perdus.
L’exemple le plus récent se situe au Canada avec une fonctionnaire employée par le Ministère des Anciens Combattants à Halifax. Cette femme était en vacances en Angleterre en avril 2010 lorsque l’Eyjafjallajökull est entré en éruption. Elle devait retourner à Halifax le 20 avril, cinq jours après que l’éruption ait causé l’annulation de tous les vols au départ de l’Angleterre. Inquiète de ne pouvoir rentrer chez elle, cette brave dame a contacté Air Canada le 16 avril et a demandé ce qu’elle devait faire.
La compagnie aérienne lui a conseillé de réserver à nouveau son vol de retour pour le 27 avril, le premier vol avec des sièges encore disponibles. Air Canada a déclaré qu’elle resterait sur ​​une liste d’attente de passagers dont les vols avaient été annulés et qu’elle serait avertie si un vol devenait disponible avant cette date.
La fonctionnaire a contacté trois autres compagnies aériennes pour voir s’il lui était possible de rentrer au Canada plus tôt, mais aucun vol n’était disponible avant le 27 avril, ce que lui avait proposé Air Canada.
Elle a envoyé un courrier électronique à son chef de service, lui demandant de prolonger son congé payé d’une semaine, en invoquant une clause de la convention collective qui stipule que le Ministère ne peut refuser d’accorder un congé payé dans des circonstances indépendantes de la volonté de l’employé.
Malgré cette clause, le chef de service fut seulement disposé à accorder à la fonctionnaire deux jours de congé payé, une proposition allongée par la suite à 2,5 jours. Les jours restants seraient déduits de ses allocations vacances.
La fonctionnaire a alors déposé un recours et, dans une décision prise le 20 mars, le médiateur a ordonné au Ministère de payer à l’employée les cinq jours qui lui étaient dus et de verser sur son compte en banque le montant des jours injustement prélevés. Le médiateur a clairement reconnu que des circonstances particulières indépendantes de la volonté de l’employée l’avaient empêchée de se présenter à son travail.
Il y a de fortes chances pour que ces décisions de justice fassent jurisprudence et que la prochaine éruption avec nuages de cendre provoque un imbroglio juridique en plus des problèmes pratiques. Ne rêvons pas : les avions capables de détecter et d’analyser la cendre volcanique ne sont pas pour demain et nous revivrons la même situation qu’en 2010 !

Source : Ottawa Citizen.

 ——————————————-

drapeau anglaisThe eruption of Eyjafjallajökull in 2010 caused quite a lot of practical problems. Indeed, because of the ash clouds vomited by the volcano, planes were grounded in many airports and their passengers unable to go back home or, even worse, to work! Several stranded passengers sued the air companies that refused to refund their plane tickets. Others went to law against their companies because they refused to pay them for the lost days at work.

The most recent example lies in Canada with a civil servant working for the Department of Veterans Affairs in Halifax. This woman was on holiday in England in April 2010 when the Eyjafjallajökull volcano in Iceland erupted. She was scheduled to return to Halifax on April 20th, five days after the eruption grounded all flights out of England. Concerned about her ability to get home, she contacted Air Canada on April 16th and asked what she should do.

The airline advised her to rebook her return flight for April 27th, the first flight with seats still available. Air Canada said she would remain on a standby list of passengers on cancelled flights and would be notified if an earlier flight became available.

Martin contacted three other airlines to see if any could get her back to Canada earlier, but none had availability before the April 27 Air Canada flight.

She emailed her supervisor and asked to extend her paid leave by a week, invoking a collective agreement clause that says the department should not unreasonably withhold discretionary leave with pay in circumstances beyond an employee’s control.

But the supervisor was only willing to give her employee two days leave with pay, an offer later bumped up to 2.5 days. The remaining days would be deducted from her vacation entitlement.

The civil servant filed a grievance and the arbitrator upheld it in a decision taken on March 20th and ordering the department to pay the woman her requested five days and credit her bank account for the days unjustly deducted. The arbitrator clearly recognized that special circumstances beyond an employee’s control might prevent him from reporting to work.

The odds are that such legal decisions will set a prededent and that the next dirty eruption will cause a legal mess the more practical problems. Let’s not dream: the planes able to detect and analyse ash are not for tomorrow and we will live the same situation as in 2010!

Source: Ottawa Citizen.

Eyjafjallajokull-blog

Crédit photo: Wikipedia.

Report This Post

Laisser un commentaire

Classé dans Islande, volcans, Voyage

Violente explosion du Tungurahua (Equateur)

drapeau francaisSelon l’Institut Géophysique et plusieurs agences de presse, le Tungurahua a connu lundi 14 avril 2014 l’une de ses phases explosives les plus violentes de ces dernières semaines. L’explosion s’est produite à 20h30 (heure locale) et a généré un panache de cendre de 5 km de hauteur avec des retombées  jusqu’à Pillate à 7 km à l’ouest du volcan où la couche atteignait 2 millimètres. L’explosion a été perçue jusqu’à Ambato et a brisé des fenêtres dans les localités autour du volcan. Il n’est toutefois pas fait état de dégâts importants ou de victimes.

 —————————————————

drapeau anglaisAccording to the Geophysical Institute and several press agencies, Tungurahua went through a major explosive event on Monday Apeil 14th 2014. The explosion took place at 20:30 (local time) and generated a 5-km-high ash column with ash fall as far as Pillate, 7 km from the volcano where there was a two-millimetre layer of fine gravel. The explosion was heard as far as Ambato and broke windows in the communities around the volcano. However, no major damage or casualties have been reported.

Tungu-blog

Source: Webcam de l’Institut Géophysique

Report This Post

Laisser un commentaire

Classé dans Amérique du Sud, volcans

Hawaii: La peur du tsunami // Hawaii: the fear of tsunamis

drapeau francaisMême si les volcans sont très actifs sur la Grande Ile d’Hawaii, ils ne sont pas le principal danger pour l’ensemble de l’archipel qui se trouve aussi sous la menace de tsunamis. Les événements passés ont montré que le risque doit être pris très au sérieux. C’est la raison pour laquelle le Pacific Tsunami Warning Center (PTWC), Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique, a été créé en 1949, à la suite du séisme qui a frappé les Iles Aléoutiennes en 1946 et généré un tsunami qui a tué 165 personnes à Hawaï et en Alaska. Aujourd’hui, si nous ne sommes pas en mesure de prévoir les tremblements de terre (pas plus que les éruptions volcaniques), nous sommes capables de suivre la trajectoire des vagues énormes générées par les grands tremblements de terre et d’avertir les populations. Bien sûr, cela dépend de la localisation de l’épicentre du séisme. Si l’événement se produit près de la côte – ce qui est souvent le cas en Amérique du Sud –  il sera très difficile de prendre des mesures et d’empêcher les populations d’être frappées par un tsunami.

Avril 2014 est de nouveau un mois de sensibilisation dans l’État d’Hawaï. Comme les années précédentes, des exercices et autres activités sont menés à travers tout l’Etat afin de sensibiliser et de préparer la population à d’éventuels tsunamis.
Ainsi, le 1er avril, un service a eu lieu au mémorial de Wailoa Park en souvenir des victimes du tsunami de mai 1960. Le 1er avril a également marqué le 68ème anniversaire du tsunami de 1946 qui a frappé Laupahoehoe et coûté la vie à 159 personnes à Hawaii.

Séismes-hawaii-01

Dégâts causés à Hilo par le tsunami de 1946  (Source:  Pacific Tsunami Museum)

Ce même 1er avril, les sirènes de la Protection Civile ont été activées dans le cadre de leur test mensuel. Deux heures à peine après ce test, une alerte était déclenchée au Pacific Tsunami Warning Center  - “Séisme en Amérique du Sud !” – venant confirmer l’importance de la campagne de sensibilisation.

séismes-hawaii-03

Sirènes sur la côte sud de la Grande Ile  (Photo:  C. Crandpey)

L’alerte au séisme du PTWC a été suivie de la diffusion d’une foule d’e-mails, sms, tweets, et autres pages Web dédiées à ce tremblement de terre de M 8.2 qui a frappé la côte nord du Chili, au large de la ville d’Iquique le 1er avril. Grâce aux données recueillies, le PTWC a pu déterminer la localisation préliminaire et l’ampleur du séisme moins de trois minutes après la secousse initiale.
Du fait de la localisation de l’archipel, la population d’Hawaii a besoin d’être informée sur les séismes susceptibles de déclencher des tsunamis dans l’Océan Pacifique. Les expériences tragiques du passé à Hawaï, les puissants séismes le long des îles Aléoutiennes (où un séisme a provoqué un tsunami en 1946) ou au Chili (où un séisme de magnitude 9,6 a déclenché un tsunami en1960) ont fait naître un sentiment d’inquiétude dans l’archipel hawaiien. Le séisme de 1960 au Chili a développé 30 fois plus d’énergie que celui enregistré le 1er avril de cette année.

 Séismes-hawaii-02

Effets du séisme de 1960 au Chili sur l’ensemble de la zone Pacifique (Source:  USGS)

Moins d’une demi-heure après le séisme du 1er avril de cette année, un tsunami a frappé la ville d’Iquique au Chili, et d’autres régions proches. Pour le PTWC, il fallait savoir rapidement comment les vagues allaient évoluer.

L’analyse des événements historiques offre des indices précieux pour interpréter les observations et les données du moment. Un séisme avait déjà frappé Iquique en 1877 et généré un tsunami qui avait détruit des dizaines de maisons à Hilo, tuant 5 personnes. De l’autre côté du Pacifique, des centaines de personnes avaient été tuées au Japon par ce même tsunami.
Il est difficile de comparer les deux tremblements de terre d’Iquique dans le détail. Le séisme de cette année a eu lieu essentiellement dans la même région qu’en 1877, mais l’événement de 1877 était un peu plus puissant. Le fait que la région de la source du séisme de 2014 avait déjà produit un tsunami dévastateur se devait d’être pris en compte par le PTWC pour formuler les bulletins d’alerte.

 séismes hawaii 04

Les séismes les plus puissants en Amérique du sud  (Source:  USGS)

Depuis le tsunami de l’océan Indien en 2004, les progrès des instruments et des moyens d’observation ont permis d’élaborer des modèles plus détaillés permettant de mieux comprendre le comportement des tsunamis. C’est ainsi qu’en contrôlant la trajectoire du tsunami du 1er avril pendant les heures qui ont suivi le séisme, le PTWC a pu établir des modèles informatiques montrant le mode de propagation des vagues à travers l’Océan Pacifique. A l’aide des données fournies par les sondes placées au fond de l’océan et de ses propres modélisations, le PTWC a pu conclure que la probabilité d’un tsunami dévastateur à Hawai’i était faible et qu’un ordre d’évacuation était inutile. Toutefois, dans le même temps, il a été recommandé à la population de ne pas fréquenter les rivages de l’île pendant plusieurs heures après l’arrivée des premières vagues. Les sirènes n’ont pas retenti.

Source : Presse hawaiienne.

 séismes-hawaii-05

En cas de tsunami, suivez la flèche  (Photo:  C. Grandpey)

 ——————————————————

drapeau anglaisEven if volcanoes are quite active on Hawaii Big Island, they are not the main danger to the whole archipelago which is under the threat of tsunamis. Past events have shown that the risk needs to be taken very seriously. This is the reason why a Pacific Tsunami Warning Center (PTWC) was established in 1949, following the 1946 Aleutian Island Earthquake and a tsunami that resulted in 165 casualties in Hawaii and Alaska. Today, if we are not able to predict earthquakes (and volcanic eruptions either) we are able to track the huge waves generated by major earthquakes and warn the populations. Of course, this depends on the location of the earthquake’s epicentre. If the quake occurs close to the coast – which is often the case in South America – it will be very difficult to take measures and prevent the populations from being struck by a tsunami.

April 2014 is again Tsunami Awareness Month in the State of Hawaii. As in previous years, groups across the state are conducting exercises and other activities to increase awareness of, and preparedness for, tsunami hazards.

On April 1st, at the Wailoa Park memorial, a service was held in memory of the May 1960 tsunami casualties. April 1st also marked the 68th anniversary of the 1946 tsunami that struck Laupahoehoe and claimed a total of 159 lives in Hawaii.

On that same day, the Civil Defense warning sirens were sounded as part of their monthly test. Just two hours after the siren test, however, an ominous alert flashed at the Pacific Tsunami Warning Center – “Earthquake: South America” – underscoring the importance of recognition and preparedness efforts.

The earthquake alert at PTWC was followed by the creation and dissemination of a stream of emails, text messages, tweets, and web pages relating to this M 8.2 earthquake that struck the northern coast of Chile, offshore from the city of Iquique, on April 1st. Owing to the availability of data collected in the vicinity of the earthquake, PTWC determined preliminary location and magnitude of the earthquake in less than three minutes following the initial shaking.

In Hawai‘i, people need to be informed about potential tsunami-triggering earthquakes occurring anywhere in the Pacific basin; however, because of past tragic experiences in Hawai‘i, large earthquakes along the Aleutian Islands to the north (where the earthquake occurred and produced the 1946 tsunami) or in Chile (where a magnitude 9.6 earthquake caused the 1960 tsunami) might create a little more anxiety here. The 1960 Chile earthquake released more than 30 times the energy released by this year’s April 1st earthquake.

Within half an hour of this year’s April 1st earthquake, a tsunami wave was reported to have struck Iquique, Chile, and other nearby areas. Concerns quickly shifted to how the tsunami would proceed.

Historical experience offers important clues to go along with modern observations and data. An earthquake struck Iquique in 1877 and sent a tsunami that destroyed dozens of homes in Hilo and killed 5 people. On the other side of the Pacific Ocean, hundreds of people were killed in Japan by this tsunami.

It is difficult to compare the two Iquique earthquakes in detail. This year’s earthquake occurred in essentially the same source region as the 1877 earthquake, but the 1877 earthquake was somewhat stronger. The fact that the source region of the 2014 earthquake had previously produced a devastating tsunami was also of concern to PTWC with regard to their advisories and warnings.

Since the Indian Ocean tsunami disaster in 2004, along with advances in instrumental monitoring and observation, considerable effort has been dedicated to developing more detailed and improved models of tsunami behaviour.

While monitoring the progress of the tsunami through the hours following the earthquake, PTWC also ran computer models of how the tsunami would spread across the ocean. Armed with data from deep-ocean water gauges and their model calculations, PTWC became confident that the likelihood of a devastating tsunami hitting Hawai‘i was low and decided to hold back orders to evacuate. At the same time, because they were still tracking the waves, they stood by their advisory for people to keep out of the ocean for hours after the first tsunami wave arrivals. No sirens were sounded.

Source : Hawaiian press.

Report This Post

Laisser un commentaire

Classé dans Amérique du Sud, Hawaii, Science, volcans

Le tremor de l’Etna

drapeau francaisL’Etna a retrouvé son calme. Toutefois, depuis plusieurs jours, le tremor présente un tracé bizarre composé de petites bandes étroites qui se succèdent rapidement et régulièrement. Selon Boris Behncke (INGV Catane), il s’agit d’une séquence de « banded tremor », phénomène déjà observé sur l’Etna et habituellement lié à des mouvements de fluides hydrothermaux à l’intérieur de l’édifice volcanique. La périodicité des bandes de tremor est très variable ; elle peut aller de 3 minutes sur le Kilauea à 6 heures sur le Kliuchevskoi.

 —————————————–

drapeau anglaisMount Etna is currently quiet. However, the tremor has looked quite strange for a few days, with narrow stripes (or bands) that follow one another quite rapidly and regularly. According to Boris Behncke (INGV Catania), we are confronted with an episode of “banded tremor” “, a phenomenon seen a few times in the past on Mount Etna. It is believed to be caused by geyser-like movement of hydrothermal fluids in a volcano. The periodicity of the bands is quite variable, ranging from 3 minutes on Kilauea to 6 hours on Kliuchevskoi.

Tremor-Etna

Source: INGV Catane

Report This Post

2 commentaires

Classé dans Etna, Science, volcans

L’éruption du Kilauea en cinq images // The Kilauea eruption in five images

drapeau francaisL’éruption du Kilauea se poursuit sans changements significatifs. Le HVO a mis en ligne plusieurs photos qui résument bien la situation :

La première montre une vue du Pu’uO’o depuis la lèvre nord en regardant vers le SE. On y voit nettement les petits spatter cones que je mentionnais dans mes dernières notes. L’un d’eux (partie gauche de la photo) renferme un petit lac de lave visible dans l’image suivante.

 Haw blog 01

Lien vers la photo d’origine :

http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-629.jpg

Le petit lac de lave se trouve dans la partie NE du Pu’uO’o. Son diamètre était encore d’une dizaine de mètres il y  quelques semaines. Il n’était plus que de cinq mètres quand la photo a été prise le 7 avril dernier.

 Haw blog 02

Lien vers la photo d’origine :

http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-630.jpg

La coulée Kahauale’a 2  qui prend sa source dans la partie NE du Pu’uO’o continue à avancer vers le NE avec plusieurs branches dont les extrémités brûlent la forêt. Le front de coulée se trouve à un peu plus de 8 km du Pu’uO’o.

 Haw blog 03

Lien vers la photo d’origine :

http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-627.jpg

Cette carte montre l’avancée de la coulée Kahauale’a 2 :

 Haw blog 04

Lien vers la carte :

http://hvo.wr.usgs.gov/maps/uploads/image-81.jpg

Le niveau du lac de lave à l’intérieur du cratère de l’Halemau’ma’u ne varie guère. Il se maintient à 45 – 50 mètres sous la lèvre. Au crépuscule, on peut admirer la très belle lueur émise par le lac depuis la terrasse du Jaggar Museum, seul endroit autorisé pour profiter du spectacle. .

 Haw blog 05

Photo:  C.  Grandpey

 ————————————————————

 drapeau francaisThe eruption of Kilauea continues without any significant changes. HVO has posted several photos that sum up the situation :
The first image shows a view of Pu’uO’o from the northern rim, looking SE. You can clearly see the small spatter cones that I mentioned in my last notes. One of them (in the left part of the photo) harbours a small lava lake visible in the image number 01.
Link to the original picture :
http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-629.jpg

The small lava lake is located in the NE part of Pu’uO’o. Its diameter was still ten meters a few weeks ago. It was only five meters when the photo was taken on April 7th (Image number 02).
Link to the original picture :
http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-630.jpg

The Kahauale’a 2 flow has its source in the NE part of Pu’uO’o. It  continues to advance towards the NE with several branches whose ends burn the forest. The flow front is a little more than 8 km from Pu’uO’o. (Image number 3)
Link to the original picture :
http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-627.jpg

A map shows the progress of the Kahauale’a 2 lava flow (image number 04):
Link to the map :
http://hvo.wr.usgs.gov/maps/uploads/image-81.jpg

The level of the lava lake within Halemau’ma’u Crater is quite stable. It remains at 45 – 50 meters below the rim. At dusk, you can admire the beautiful glow emitted by the lake from the terrace of the Jaggar Museum which is the only place allowed to enjoy the show (Image number 05).

Report This Post

3 commentaires

Classé dans Hawaii, Photo, volcans

Paluweh (Indonésie): Baisse du niveau d’alerte // The alert level has been lowered

drapeau francaisSuite à un déclin de l’activité, le niveau d’alerte du Paluweh a été abaissé à 2 (sur une échelle de 1 à 4), le 7 avril 2014. Entre janvier et début avril, l’activité consistait principalement en panaches fumerolliens blancs et gris qui atteignaient une hauteur maximale d’une centaine de mètres au-dessus du dôme de lave. La morphologie du dôme de lave n’a pas changé entre septembre 2013 et mars 2014. La sismicité a diminué en novembre 2013 et est restée faible depuis cette époque; le nombre d’avalanches a diminué également.
Il faut garder à l’esprit que l’éruption a commencé en octobre 2012 et a entraîné l’évacuation d’environ 3000 personnes. Les coulées pyroclastiques ont tué six personnes lors d’un violent épisode éruptif en août 2013.
Le Paluweh, également connu sous le nom de Rokatenda, avait déjà causé la mort de 226 personnes en 1928. Cette éruption est décrite dans mon livre “Killer Volcans“. (Voir la colonne de gauche de ce blog si vous voulez l’acheter).

Source: Global Volcanism Network.

 ———————————————–

drapeau anglaisDue to a decrease in activity, the alert level of Paluweh was lowered to 2 (on a scale 1-4) on April 7th.  Between January and early April, activity mainly consisted of white and grey fumarolic plumes rising at most 100 metres above the lava dome. The lava dome has not changed between September 2013 and March 2014. Seismicity decreased in November 2013 and remained low; the number of avalanches decreased too.

Let’s keep in mind that the eruption started in October 2012 and led to the evacuation of about 3,000 persons. Pyroclastic flows killed 6 people during a violent eruptive episode in August 2013.

Paluweh, also known as Rokatenda, had already caused the deaths of 226 persons in1928.

Source: Global Volcanism Network.

Report This Post

Laisser un commentaire

Classé dans Indonésie, volcans

Le dioxyde de carbone (CO2) sur la planète Terre ! // Carbon dioxide on Earth !

drapeau francaisAlors que ma note précédente avait pour sujet l’hélium de Yellowstone, celle-ci traite du dioxyde de carbone (CO2) sur l’ensemble de la planète et les nouvelles ne sont pas bonnes. En effet, le lundi 7 Avril, le niveau de dioxyde de carbone dans l’atmosphère a atteint son point le plus haut depuis au moins 800 000 ans, avec plus de 402 parties par million (ppm).
Les scientifiques utilisent des bulles d’air emprisonnées dans la glace du Groenland, de l’Antarctique et des glaciers pour déterminer le niveau de CO2 dans l’atmosphère à travers les âges. La dernière fois où le CO2 avait atteint ce sommet, c’était il y a entre 800 000 et 15 millions d’années, très probablement avant l’apparition de la civilisation humaine. Le contrôle des niveaux de CO2 tel que nous le connaissons aujourd’hui  a commencé au sommet du Mauna Loa à Hawaii en 1958. Le 7 avril 2014, on y a relevé 402,2 ppm, tandis que la National Oceanic and Atmospheric Administration  (NOAA) révélait un niveau de 402,11 ppm à la même date.
Le plus inquiétant, c’est que nous n’avons peut-être pas encore atteint notre plus haut niveau de l’année. En effet, l’histoire montre que les pics de CO2 sont en général observés en mai. Le record peut donc encore être amélioré ! L’an dernier en mai, on atteignait un niveau de 400 ppm pour la première fois.
Source : Inhabitat.com.

 ——————————————–

drapeau anglaisWhile my previous note was about helium at Yellowstone, this one deals with carbon dioxide (CO2) on the whole planet and the news is not good. Indeed, on Monday, April 7th, carbon dioxide levels in the atmosphere were the highest they have been in at least 800,000 years, reaching beyond 402 parts per million.

Scientists use air bubbles trapped inside ice in Greenland, Antarctica and some glaciers to determine the historic CO2 level in the atmosphere. The only time carbon dioxide levels reached this high was somewhere between 800,000 and 15 million years ago – most likely before human civilization even existed. Modern CO2 monitoring started on the top of Hawaii Mauna Loa volcano in 1958, which showed a reading of 402.2 ppm on April 7th, 2014. NOAA showed a reading of 402.11 ppm on the same date.

Even more concerning is the fact that we may not have even reached our highest level for the year. Historically, CO2 peaks in May so the level may continue to climb this year. Last year in May levels reached 400 ppm for the first time.

Source: Inhabitat.com.

CO2-blog

L’évolution du CO2 sur le Mauna Loa à Hawaii

Report This Post

Laisser un commentaire

Classé dans Hawaii, Science